L’agence internationale de l’énergie atomique a examiné la centrale nucléaire de Zaporijia en proie à des bombardements depuis des semaines.
La Russie a lancé des exercices militaires avec la Chine, la Biélorussie, l’Inde et la Syrie.
Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

C’était l’événement tant attendu depuis plusieurs jours. Des membres de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), dont le chef, Rafael Grossi, se sont rendus à Zaporijia pour inspecter l’intérieur des bâtiments de la plus grande centrale nucléaire en Europe. Si le chef de l’AIEA a déclaré que les membres du personnel travaillant encore à l’usine faisaient un excellent boulot, il a aussi affirmé que l’intégrité physique de la centrale a été menacée à plusieurs reprises. Pendant ce temps-là, la Russie a lancé, en compagnie de la Chine, la Biélorussie, l’Inde et la Syrie, des exercices militaires de grande envergure, de quoi effrayer un peu plus les pays membres de l’Union européenne ainsi que les États-Unis.

AIEA. Dans l'expectative concernant l'état de la centrale nucléaire de Zaporijia, après de multiples bombardements à proximité, le monde a pu être rassuré par les propos du chef de l'AIEA. Lors de l'inspection, "nous avons pu rassembler beaucoup d'informations. J'ai vu les principales choses que j'avais besoin de voir", a déclaré, ce jeudi 1er septembre, l’Argentin Rafael Grossi à la presse russe. "Nous avons fait une première évaluation. Nous avons vu le travail dévoué du personnel et de l'encadrement. En dépit de circonstances très, très difficiles, ils continuent de travailler avec professionnalisme", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, les membres de l'Agence internationale de l'énergie atomique vont rester sur le site. "Nous avons accompli quelque chose de très important aujourd'hui. Et le plus important, c'est que l'AIEA reste ici. Faites savoir au monde que l'AIEA reste à Zaporijia", a lancé Rafael Grossi.

Bombardements autour de Zaporijia

Zaporijia. Un réacteur nucléaire à la centrale nucléaire de Zaporijia (sud de l'Ukraine), a été arrêté en raison de bombardements russes, a indiqué, ce jeudi 1er septembre, l'opérateur ukrainien des centrales atomiques Energoatom peu de temps avant l’arrivée des membres de l’Agence internationale de l'énergie atomique. À la suite d'un "bombardement à l'aide de mortier sur le site de la centrale de Zaporijia, le système d'urgence a été activé et l'unité numéro 5, arrêtée", a indiqué Energoatom dans un communiqué sur Telegram.

Sabotage. L'armée russe a accusé, ce jeudi 1er septembre, des troupes ukrainiennes d'avoir envoyé une équipe de "saboteurs" près de la centrale nucléaire de Zaporijjia, pour perturber et saboter la visite d'une mission de l'AIEA. "Vers 6h00 du matin, deux groupes de saboteurs de l'armée ukrainienne, jusqu'à une soixantaine de personnes, ont débarqué à bord de sept embarcations (...) à trois kilomètres au nord-est de la centrale nucléaire de Zaporijia", a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué, disant avoir pris "des mesures pour anéantir l'ennemi".

Vladimir Poutine à Kaliningrad

Exercices militaires. La Russie a lancé, ce jeudi 1er septembre, des manœuvres militaires de grande envergure auxquels participent plusieurs pays alliés, dont la Chine, signe du rapprochement croissant entre Moscou et Pékin en pleines tensions avec les États-Unis. Ces exercices, baptisés Vostok-2022 (Orient-2022), doivent se dérouler jusqu'au 7 septembre dans l'Extrême-Orient russe. Ils ont débuté jeudi matin avec des manœuvres d'avions de combat, des déplacements d'unités de lutte antiaérienne et des simulations de déminage en mer du Japon, a indiqué le ministère russe de la Défense. En plus de la Chine, d’autres pays participent comme la Biélorussie, la Syrie ou l'Inde.

Kaliningrad. Le président russe Vladimir Poutine a fait le déplacement jusqu’à Kaliningrad, ce jeudi 1er septembre. Il a entamé sa visite par une rencontre avec des élèves faisant leur rentrée des classes, répondant à leurs questions sur des sujets aussi variés que l'économie, l'aérospatial ou l'offensive de Moscou en Ukraine, selon les images de ces échanges retransmises en direct à la télévision russe. "Notre mission et celle de nos soldats (...) c'est d'arrêter cette guerre que Kiev mène au Donbass, de protéger les gens et, bien sûr, de défendre la Russie elle-même", a-t-il notamment déclaré face aux élèves de l’école.

Aide médicale. L'Union européenne a décidé d’ouvrir en Pologne un centre médical destiné à accueillir les blessés et malades d'Ukraine avant leur évacuation vers d'autres pays européens par voie aérienne, a annoncé la Commission européenne. Il est situé à Medevac, à côté de l'aéroport de Rzeszow (sud-est de la Pologne, à quelque 80 km de la frontière avec l'Ukraine). Les patients, civils ou militaires, peuvent y recevoir des soins, se faire vacciner, bénéficier d'un dépistage de maladies et d'un soutien psychologique. Deux vols hebdomadaires sont assurés par la Norvège pour les évacuer vers les hôpitaux d'autres pays européens, et alléger la pression sur la Pologne, la Moldavie et la Slovaquie, voisins de l'Ukraine.

Macron. Le président de la République, Emmanuel Macron, a prôné, ce jeudi 1er septembre, la poursuite du dialogue avec la Russie, estimant qu'"il faut "assumer de pouvoir toujours continuer à parler à tout le monde", "surtout ceux avec qui nous ne sommes pas d'accord". "Qui a envie que la Turquie soit la seule puissance du monde qui continue à parler à la Russie ?", a lancé le président devant les ambassadeurs français réunis à l'Élysée.


Julien Moreau avec AFP

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