Ukraine : onze mois de guerre

Le pape François ému aux larmes, nouvelles frappes russes… Le point sur la situation en Ukraine

M.C avec AFP
Publié le 9 décembre 2022 à 6h34
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Source : Le Temps de l'Info

Vladimir Poutine a annoncé vouloir poursuivre les frappes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes.
Lors d'une prière au nom du peuple de Zelensky, à Rome, le pape François s'est montré très ému.
Retour sur les informations marquantes de ces dernières 24 heures.

Jeudi 8 décembre, Vladimir Poutine a promis de poursuivre les frappes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes. En Italie, à Rome, une scène inattendue s'est produite au cours de la fête de l'Immaculée Conception, un jour férié dans le pays. Le pape François a été submergé par l'émotion et s'est interrompu, lors d'un discours à la Vierge, en soutien au peuple ukrainien. Retour sur les faits de ces 24 dernières heures. 

Les frappes continuent. Le président russe Vladimir Poutine a assuré, jeudi, que la Russie allait poursuivre ses frappes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, dont les précédentes salves ont provoqué de nombreuses coupures d'électricité et d'eau massives en pleine période hivernale. 

L'Ukraine épaulée

Le pape François ému. Lors d'une cérémonie en public dans l'après-midi dans le centre de Rome, le Pape n'a pas pu retenir ses larmes, en évoquant la guerre dans une Ukraine "martyrisée". À l'occasion de la traditionnelle cérémonie d'hommage à la Vierge Marie, le pape s'est rendu devant la statue de cette dernière. "Ô Vierge Immaculée, j'aurais voulu t'apporter aujourd'hui le remerciement du peuple ukrainien...", a-t-il déclaré, en lisant son discours, avant de s'arrêter, submergé par l'émotion.

Nouvelle aide militaire. La Corée du Sud a envoyé de l'aide militaire en Ukraine, selon l'ambassade de la République coréenne, basée dans le pays. Plusieurs voitures et tractopelles ont été données pour aider Kiev dans la reconstruction de ses nombreuses villes détruites. 

L'Ukraine soutenue. L'ambassade de France en Ukraine a remis 100 générateurs à Kiev "pour affronter l’hiver", dans le cadre d'un programme européen de soutien aux autorités ukrainiennes, a-t-elle indiqué sur Twitter. Elle rappelle aussi qu'une conférence internationale pour l'Ukraine sera organisée le 13 décembre prochain, à l'initiative de Paris.

Visites autorisées. Le Comité international de la Croix Rouge a annoncé avoir eu récemment accès à des prisonniers de guerre ukrainiens et russes. Des visites qui étaient jusque-là extrêmement limitées et irrégulières. "La semaine dernière, le CICR a effectué une visite de deux jours auprès de prisonniers de guerre ukrainiens. Une autre visite a lieu cette semaine. Au cours de la même période, des visites ont également été effectuées auprès de prisonniers de guerre russes. D’autres visites sont prévues d’ici la fin du mois", est-il indiqué sur un communiqué.

Des chiffres accablants

Terrible bilan. Selon l’état-major des forces armées ukrainiennes, plus de 93.000 soldats russes auraient été tués à ce jour depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, le 24 février dernier. L’armée ukrainienne aurait, quant à elle, tué 340 soldats russes au cours des dernières 24 heures, selon une publication de l’état-major sur Facebook, jeudi 8 décembre.

20.000 ukrainiens en Russie ? Selon Oleksandr Kononenko, un superviseur ukrainien des droits de l'homme dans le système de secteur de la sécurité et de la défense, environ 10.000 militaires ukrainiens et 10.000 civils seraient retenus dans des centres de détention russes. Les civils seraient détenus illégalement en tant que prisonniers de guerre, en raison de leurs liens présumés avec l'armée ou les autorités de Kiev. 

"Il s'agit du nombre total de personnes confirmées qui sont classées comme "disparues dans des circonstances particulières", nous n'avons pas les chiffres exacts. La Russie n'a pas donné au Comité international de la Croix-Rouge l'accès (à ces informations, NDLR)", a-t-il déclaré, selon des propos cités par The Guardian.

La Crimée, un territoire convoité

Un risque d'attaques. Le Kremlin a reconnu qu'il existait un "risque" d'attaques ukrainiennes contre ses positions en Crimée, péninsule annexée par Moscou en 2014 et ciblée ces dernières semaines par plusieurs frappes de drones. "Il y a des risques, car la partie ukrainienne continue de suivre sa ligne consistant à organiser des attaques terroristes", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Un drone abattu.  Ce jeudi, les autorités russes ont annoncé avoir abattu un drone au large du port de Sébastopol, en Crimée. "Ce matin, un navire de garde de la flotte de la mer Noire a abattu un drone au-dessus de l'eau", a indiqué le gouverneur de Sébastopol, Mikhaïl Razvojaev, sur Telegram, sans donner plus de précisions sur les faits.

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Arrestations. Les services de sécurité russes (FSB) ont annoncé l'arrestation de deux habitants de Sébastopol, soupçonnés d'avoir transmis à l'Ukraine des informations sur des cibles militaires. Dans un communiqué, le FSB indique que l'un des suspects a été recruté en 2016 par Kiev et a transmis, depuis le début de la guerre, des "informations sur l'emplacement d'installations du ministère russe de la Défense".


M.C avec AFP

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