Guerre en Ukraine : qui a tiré des missiles sur la Pologne ?

Missile en Pologne, médiation chinoise, Iran.. Que retenir du discours de Macron à l'issue du G20

TG
Publié le 16 novembre 2022 à 13h02
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Source : TF1 Info

Le président français a tiré le bilan du G20, ce mercredi, à Bali.
Du tir de missile en Pologne à l'Iran, Emmanuel Macron est revenu sur ce grand raout diplomatique, qui s'est tenu dans un contexte géopolitique extrêmement tendu.

Tir de missile sur le sol polonais, lien avec la Russie malgré la guerre mais aussi tensions en Iran ou extension du G20 à l'Union africaine : Emmanuel Macron a tiré le bilan ce mercredi de ce sommet particulièrement riche et percuté à plusieurs reprises par l'actualité. Voilà ce qu'il faut retenir du discours du Président de la république.

La France reste "prudente" après le tir de missile en Pologne

Après que la Pologne a été touchée par une frappe qui a fait deux morts mardi, le président a préféré rester mesuré, surtout au vu du contexte explosif depuis le 24 février. "Aujourd'hui, les circonstances ne permettent pas d'attribuer ces tirs, donc je resterai extrêmement prudent", a déclaré depuis Bali Emmanuel Macron. "Aujourd'hui, nous ne pouvons pas attribuer" ces tirs, a-t-il ajouté, précisant que les services français travaillent aux côtés des services polonais, britanniques et américains. "Cela montre de très grands risques de déstabilisation" qu'induit cette guerre, a-t-il ajouté.

Peu de temps après sa prise de parole, le président polonais Andrzej Duda a affirmé comme "hautement probable" que le missile qui a tué deux personnes à la frontière avec l'Ukraine ait été utilisé par la défense ukrainienne. "Rien n'indique qu'il s'agissait d'une attaque intentionnelle contre la Pologne", a affirmé Duda à la presse. "Il y a une forte probabilité qu'il s'agisse d'un missile qui a simplement été utilisé par la défense antimissile ukrainienne", a-t-il poursuivi. C'est "probablement un accident malheureux, hélas", a-t-il ajouté.

Le lien avec Moscou n'est pas rompu

Souvent critiqué car il continue de discuter avec Vladimir Poutine, Emmanuel Macron a tenté de justifier sa position. "La France, à chaque fois que cela sera utile, continuera de discuter avec l'Ukraine, nous le faisons sans cesse, mais aussi avec la Russie", a-t-il déclaré. Bien que Paris soutienne Kiev dans le conflit, "nous avons toujours défendu le fait que cette guerre trouve une issue négociée", a-t-il ajouté, saluant "un consensus plus large autour de cette position", qui n'est pas pour autant "une équidistance" entre la Russie et l'Ukraine.

Voir la Chine comme médiateur

"La Chine peut jouer à nos côtés un rôle de médiation plus important dans les prochains mois" notamment pour "éviter des offensives encore plus fortes à partir de février", a estimé le dirigeant français. La Chine, comme de nombreux pays non occidentaux, refuse de condamner l'invasion russe de l'Ukraine lancée le 24 février et rejette les sanctions imposées par les alliés occidentaux de Kiev. "Il existe un espace de convergence, y compris avec les grands émergents, la Chine et l'Inde, pour pousser la Russie à la désescalade", a insisté Emmanuel Macron.

La mise en garde à l'Iran

Après une nouvelle série de frappes de missiles et de drones lundi contre des groupes d'opposition kurdes iraniens basés au Kurdistan d'Irak voisin, Emmanuel Macron a haussé le ton. Le président français a appelé l'Iran "au respect de la stabilité régionale", évoquant "les bombardements ces derniers jours sur le sol irakien".

Emmanuel Macron a aussi vivement dénoncé l'"agressivité croissante de l'Iran" à l'égard de la France par "des prises d'otage inadmissibles", et appelé Téhéran à "revenir au calme et à l'esprit de coopération". "La France a toujours respecté les dirigeants, le peuple iraniens. Nous avons toujours été dans une approche de discussion, de respect. Je pense que les choix qui ont été faits ces derniers mois ne vont pas dans ce sens du côté de l'Iran. Donc j'appelle au retour au calme, au respect de la stabilité régionale, au respect aussi des ressortissants français", a ajouté Emmanuel Macron.

Le président en a profité pour saluer "le courage et la légitimité" de "cette révolution des femmes et de la jeunesse iranienne", après des semaines de manifestation, et après la réception de dissidentes vendredi 11 novembre à l’Élysée, fustigée par Téhéran. Ces femmes et ces jeunes "défendent nos valeurs, nos principes universels. Je dis "nos", je ne parle pas de la France, ils sont universels, ils sont aussi ceux de notre Charte des Nations Unies : l'égalité entre les femmes et les hommes, la dignité de chaque être humain".

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La main tendue à l'Union africaine

Le président français le souhaite. Paris "soutient l'intégration pleine et entière de l'Union africaine au G20", au même titre que l'Union européenne en est membre. Il a également annoncé la tenue "en juin prochain à Paris" d'une "conférence internationale sur un nouveau pacte financier avec le Sud", avec le souhait de "créer les conditions d'un véritable choc de financement vers le Sud" car "nous ne devons nous ne pouvons pas demander à ces pays de soutenir le multilatéralisme, si celui-ci n'est pas en capacité de répondre à leurs urgences vitales".


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