"Saboteurs" ukrainiens infiltrés : Moscou évoque une "attaque terroriste", Kiev dénonce "une provocation"

Publié le 2 mars 2023 à 12h22, mis à jour le 2 mars 2023 à 15h46

Source : Sujet TF1 Info

L'armée russe tentait, jeudi 2 mars, d'"éliminer" des "saboteurs" ukrainiens infiltrés dans la région de Briansk, frontalière de l'Ukraine.
Le Kremlin a dénoncé une "attaque terroriste", indiquant que le président russe Vladimir Poutine suit la situation en temps réel.
Kiev a répliqué, qualifiant de "provocation délibérée" ces informations.

"Une attaque terroriste." C'est en ces termes que le Kremlin a qualifié, jeudi 2 mars, l'infiltration de "saboteurs" ukrainiens dans la région russe de Briansk, frontalière de l'Ukraine et située à environ 400 kilomètres au sud-ouest de Moscou. "Des mesures sont prises pour détruire les terroristes", a déclaré à la presse son porte-parole, Dmitri Peskov, assurant que le président russe, Vladimir Poutine, qui a annulé un déplacement prévu dans le Caucase russe, demeure "constamment" informé, alors que l'armée russe tentait d'"éliminer" le groupe en question.

Une situation "sous le contrôle des forces de l'ordre"

Des opérations étaient en cours, selon les services de sécurité russes, pour "détruire" ce groupe de "saboteurs". "Le FSB et les forces auxiliaires du ministère russe de la Défense prennent des mesures pour détruire les nationalistes ukrainiens armés qui ont violé la frontière de l'État dans le district de Klimovsk de la région de Briansk", ont-ils indiqué, cités par les agences de presse russes, Ria Novosti, Tass et Interfax.

Plus tard dans la journée, le FSB a affirmé que la situation dans les localités du district de Klimovski était "sous le contrôle des forces de l'ordre". "La zone est contrôlée et inspectée. Un grand nombre d'explosifs de différents types ont été trouvés, le déminage est en cours", a ajouté le FSB, cité par les agences de presse russes. Il a aussi confirmé le bilan d'un civil mort et d'un enfant blessé donné par le gouverneur local.

La Russie veut effrayer sa population
Mykhaïlo Podoliak, conseiller de la présidence ukrainienne

Des accusations démenties par Kiev. L'Ukraine a répliqué en dénonçant une "provocation délibérée". "L'histoire sur le groupe de sabotage ukrainien en Russie est une provocation délibérée classique. La Russie veut effrayer sa population pour justifier" son invasion, a répliqué sur Twitter Mykhaïlo Podoliak, conseiller de la présidence ukrainienne. Il a sous-entendu que l'incident, rapporté par les autorités russes, pourrait être liée à l'action de "partisans" russes. "Le mouvement partisan en Russie se renforce et devient plus agressif. Craignez vos partisans...", a-t-il mis en garde. 

Plus tôt dans la matinée, le gouverneur de la région de Briansk, Alexandre Bogomaz, a évoqué sur sa chaîne Telegram "un groupe de reconnaissance et de sabotage (qui) s'est infiltré dans le village de Lioubetchané depuis l'Ukraine". Selon ce haut responsable russe, "les saboteurs ont ouvert le feu sur un véhicule en mouvement", à la suite de quoi "un habitant a été tué et un enfant de dix ans blessé" et hospitalisé. Selon les agences de presse russes, citant des témoins et des sources au sein des services de sécurité et de secours russes, le groupe de "saboteurs" aurait pris plusieurs personnes en otage. Une information non vérifiée que le Kremlin n'a pas reprise.


La rédaction de TF1info

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