Plus de 3000 détenus ont demandé à combattre dans les troupes ukrainiennes, en vertu d'une nouvelle loi de mobilisation.
En manque de soldats, Kiev avait décompté initialement que "15.000 à 20.000" prisonniers pourraient être mobilisables.

Des criminels sur le champ de bataille. Les autorités ukrainiennes ont fait un premier bilan, ce mardi, du nombre de détenus retenus dans ses centres pénitentiaires prêts à rejoindre ses rangs. Au total, "plus de 3000 personnes" détenues ont ainsi demandé combattre en vertu de ce texte, a précisé Olena Vyssotska, vice-ministre de la Justice. 

Le 8 mai, le Parlement du pays avait voté une loi permettant à l'armée d'enrôler certains de ces prisonniers pour renforcer ses troupes sur le terrain, alors que le manque de moyens humains se fait ressentir depuis plusieurs semaines dans le camp ukrainien. Un scrutin suivi d'une promulgation rapide de la disposition par le président ukrainien Volodymyr Zelensky. 

Nous ne pouvons pas dire que les 20.000 personnes potentielles que nous avions mentionnées s'engageront
Olena Vyssotska, vice-ministre ukrainienne de la Justice

Cette "estimation", bien que réalisée "avant l'adoption de la loi", reste toutefois bien éloignée des premiers chiffres évoqués par les Ukrainiens. Il y a quelques semaines, Kiev indiquait que "15.000 à 20.000 individus" allaient potentiellement pouvoir rejoindre ses forces. 

"Nous ne pouvons pas dire que les 20.000 personnes potentielles que nous avions mentionnées s'engageront", a aujourd'hui concédé la vice-ministre, interrogée à la télévision ukrainienne. Ces nouvelles recrues sont notamment attendues sur le front, alors que l'offensive russe dans le nord-est du pays a affaibli les positions ukrainiennes ces derniers jours.

Cette loi exclut d'emblée certains types de prisonniers condamnés pour crimes graves, notamment les homicides volontaires de plus de deux personnes, les violences sexuelles, les atteintes à la sécurité nationale ou des condamnations pour corruption. Seuls les prisonniers ayant moins de trois années d'emprisonnement à purger peuvent par ailleurs prétendre à rejoindre ce dispositif. 

Quelques jours avant la validation de cette mesure, les députés ukrainiens avaient également décidé d'abaisser de 25 à 27 ans l'âge minimal pour être mobilisé. 


T.A. avec AFP

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