Annexions, mobilisation... Poutine choisit l'escalade
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EN DIRECT - Mobilisation : le Kremlin n'a pas "pris de décisions" sur la fermeture des frontières

La rédaction de TF1info
Publié le 26 septembre 2022 à 6h15
JT Perso

L'OCDE a nettement dégradé sa prévision de croissance mondiale l'an prochain devant les effets plus durables qu'anticipé de la guerre en Ukraine, l'Europe payant la plus grande facture.
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NOUVEAU CHARNIER EN UKRAINE


Tout près de la frontière russe, dans le nord-est de l'Ukraine, les enquêteurs examinent un nouveau site présumé de charnier, dans une ferme industrielle de poulets abandonnée, jonchée de débris. Ils ne savent pas encore combien de cadavres reposent ici - les militaires et responsables évoquent à l'AFP 90 à 100 corps, sans donner de détails.


Des équipes de démineurs sont arrivées sur le site, situé près de la petite ville de Kozatcha Lopan, à deux kilomètres de la frontière. Le site présumé d'un charnier est jusqu'à présent resté inviolé.

AIDE AMERICAINE


Les Etats-Unis ont annoncé lundi une nouvelle aide de 457,5 millions de dollars à l'Ukraine pour financer les forces de l'ordre notamment la police, les garde-frontières et les policiers chargés d'enquêter sur les crimes de guerre.


"Nos envois d'équipements de protection, de matériel médical et de véhicules blindés ont nettement réduit le nombre de décès parmi les civils ukrainiens et leurs défenseurs", a indiqué le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken en annonçant cette aide.


Cette nouvelle tranche, qui porte à 645 millions de dollars l'aide totale des Etats-Unis au financement des forces de l'ordre ukrainiennes, s'ajoute aux milliards de dollars d'aide militaire que Washington a déjà débloqué pour Kiev. 

SALTIVKA


Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a relayé lundi des photos de destruction de Saltivka, dans la région de Kharkhiv. "C'était un endroit en paix jusqu'à ce que la Russie arrive. Aucun missile ne rapprochera la Russie de ses objectifs. À l'inverse, chaque missile approche encore plus la Russie de l'isolation sur la scène internationale, d'une dégradation de son économie et d'une condamnation de l'histoire", a-t-il martelé.  

FRONTIÈRES


Il n'y a, à cette heure, "pas de décision" de fermeture des frontières, a affirmé lundi la présidence russe. Cette annonce intervient dans un contexte où des milliers de personnes cherchent à quitter le pays après l'annonce d'une mobilisation partielle. Le Kremlin a d'ailleurs reconnu que des "erreurs" avaient été commises au cours de cette dernière. 

FINLANDE


Les garde-frontières finlandais ont annoncé lundi avoir enregistré le week-end le plus chargé de l'année concernant des entrées de Russes (environ 17 000). Dans le détail, 8572 Russes sont entrés en Finlande samedi par la frontière terrestre (pour 4199 sorties vers la Russie), et 8314 dimanche (pour 5068 sorties). 


"La raison principale est la mobilisation", affirme un responsable des garde-frontières, même si le nombre de passages reste inférieur à celui enregistré avant la pandémie de Covid-19.

FUITE


En Russie, les hommes qui veulent échapper à la mobilisation fuient toujours le pays par milliers. Des candidats à l'exil qui se tournent principalement vers la Géorgie. Les envoyés spéciaux de TF1 se sont rendus au seul poste-frontière entre les deux pays.

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REPORTAGE - Ces Russes qui refusent de combattre et fuient par la Géorgie

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CONTRÔLES AUX FRONTIÈRES 


Le FSB a annoncé lundi avoir envoyé un véhicule blindé de transport de troupes à la frontière russe avec la Géorgie, où se sont formées de longues files d'attente pour quitter le pays. Ces gardes-frontières de fortune ont pour mission d'empêcher les réservistes mobilisables de quitter le pays. 

MANIFESTATIONS


Une centaine de personnes ont été interpellées dimanche au Daghestan, dans le sud-ouest de la Russie, lors d'une manifestation contre la mobilisation militaire récemment décrétée. Cette région multi-ethnique à majorité musulmane est celle qui a payé le plus lourd tribut depuis le début de l'offensive en Ukraine.

ZAPORIJIA


Le directeur général de l'AIEA s'est dit prêt lundi à se rendre en Ukraine et Russie cette semaine pour "poursuivre les consultations" sur la question sensible de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia. "Cette guerre doit cesser. Mais avant cela, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter un accident nucléaire qui ajouterait une tragédie à la souffrance", a déclaré Rafael Grossi. "S'il arrive quelque chose, nous ne pourrons pas blâmer une catastrophe nucléaire mais notre propre inaction", a-t-il ajouté. 


Le dirigeant prône notamment prône la mise en place d'une zone de sécurité autour du site, avec un engagement des deux parties à "ne pas attaquer ou bombarder la centrale". "C'est possible et il faut le faire. Je suis prêt à poursuivre les consultations dans les deux pays cette semaine afin de protéger la centrale" et de "stabiliser une situation tout simplement inacceptable", martèle-t-il. 


Pour rappel, la centrale de Zaporijia, la plus grande d'Europe, est occupée par les troupes russes depuis le 4 mars. Le complexe a été visé à de nombreuses reprises par des bombardements ces derniers mois.

FRONTIÈRES


Le Kremlin n'a pas "pris de décisions" sur la fermeture des frontières, a annoncé lundi l'exécutif russe, dans un communiqué.


Pour rappel, des milliers de Russes cherchent à quitter le pays depuis l'annonce, par Vladimir Poutine, d'une mobilisation partielle. 

BOURSE


La Bourse de Moscou a plongé lundi de 10%. Elle atteint son niveau le plus bas depuis le début de l'offensive russe contre l'Ukraine.


L'indice principal Moex (en roubles) s'est établi à 1873,55 points à 10h10 GMT, passant pour la première fois depuis le 24 février sous la barre des 1900 points.

CROISSANCE


La guerre en Ukraine va continuer à coûter cher aux États du monde : l'OCDE a nettement dégradé sa prévision de croissance mondiale l'an prochain. "Les perspectives de croissance mondiale se sont assombries", écrit l'Organisation de coopération et de développement économiques dans son rapport publié lundi et intitulé "payer le prix de la guerre". L'Europe est le continent qui paye la plus grande facture, met-elle en garde.


Après une année 2022 éprouvante pour les ménages et les entreprises, surtout en raison de la flambée inflationniste qui en a résulté, "la croissance mondiale devrait continuer à s'affaiblir en 2023", souligne l'institution basée à Paris. Celle-ci table sur une progression du PIB mondial de 2,2% contre 2,8% anticipés lors de précédentes prévisions en juin. 


Pour montrer l'ampleur du choc de la guerre sur l'économie mondiale, l'OCDE a évalué à 2800 milliards de dollars les pertes financières à anticiper l'an prochain par rapport aux prévisions antérieures à l'arrivée des chars en Ukraine. 


Selon ces dernières projections, l'Allemagne basculerait dans la récession, voyant son PIB reculer de 0,7% l'an prochain. Ses principaux voisins y échappent : une croissance de 0,4% est attendue en Italie, de 1,5% en Espagne, et de 0,6% en France, là où gouvernement table encore sur 1%.


"Une incertitude importante entoure ces projections économiques", concède, en guise de conclusion, l'OCDE, notamment devant le risque de pénuries d'énergie pendant l'hiver.

PERTES RUSSES


Selon le ministère ukrainien de la Défense, environ 500 soldats russes ont été tués ces dernières 24 heures. Cela porterait à 57.200 le nombre de militaires russes tombés au combat depuis le 24 février dernier, affirme Kiev. 

ARRESTATIONS


Une centaine de personnes ont été interpellées dimanche au Daguestan, lors d'une manifestation contre la mobilisation militaire.


Selon l'ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des actions d'opposition, au moins 101 personnes ont été arrêtées par la police à Makhatchkala, la capitale de cette région parmi les plus pauvres de Russie. 


Des médias russes ont publié des vidéos montrant des femmes se disputant avec des policiers lors de cette manifestation. "Pourquoi prenez-vous nos enfants?", demande l'une d'entre elles. D'autres vidéos ont montré des protestataires être brutalement interpellés par la police.

GROUPE WAGNER


Evguéni Prigojine, un homme d'affaires proche du Kremlin, a reconnu lundi avoir fondé en 2014 le groupe paramilitaire Wagner pour combattre en Ukraine. Il a également confirmé que ces hommes avaient été déployés en Afrique et en Amérique latine.


Selon, l'intéressé a d'abord été créé pour combattre en Ukraine, notamment au Donbass. "C'est à ce moment-là, le 1er mai 2014, qu'est né un groupe de patriotes qui a pris le nom de Groupe tactique de bataillon Wagner", a-t-il affirmé sur les réseaux sociaux. 

"POUTINE FAIT FEUX DE TOUT BOIS" POUR STOPPER L'UKRAINE


"Il n'a pas d'autre choix que de tenter par tous les moyens les Ukrainiens avant l'hiver, qui va arrêter les combats", explique le général Vincent Desportes, invité d'Adrien Gindre sur LCI, lundi. "Il doit tenir jusque-là pour se refaire pendant l'hiver. Il fait feux de tout bois pour arrêter cette progression ukrainienne."

"POUTINE JOUE L'UNE DE SES DERNIÈRES CARTES"


"Poutine est acculé. Il est en train de jouer l'une de ses dernières cartes, pas sa dernière. Elle est dangereuse et risquée. Le pari qu'il a pris pourrait être perdu", indique le général Vincent Desportes, invité d'Adrien Gindre sur LCI, lundi. "On sait bien qu'en Russie les révolutions commencent en bas et terminent en révolution de palais. (...) On a l'impression que monsieur Poutine est dans le trou et qu'il continue à creuser, mais on ne sait pas si c'est sa tombe ou la nôtre."

"POUTINE NE DOIT PAS PERDRE AVANT L'HIVER"


"C'est la question, c'est ce que ne veut absolument pas Poutine. Il a besoin de l'hiver pour deux raisons pour mobiliser ses troupes et obtenir des armes et des minutions. Il ne doit pas perdre avant l'hiver", insiste le général Vincent Desportes, invité d'Adrien Gindre sur LCI, lundi. "Est-ce que l'Ukraine peut gagner ? Personne n'en sait rien, personnellement j'en doute. Il reste un mois pour regagner la partie Est, c'est peu."

FUSILLADE


Un militaire a été blessé lundi lors d'une fusillade dans un centre de mobilisation de l'armée russe, ont annoncé les autorités. "Le commissaire militaire Alexandre Elisseïev est en réanimation, dans un état très grave [...] Le tireur a été immédiatement arrêté. Il sera obligatoirement puni", a affirmé le gouverneur de la région d'Irkoutsk, Igor Kobzev. 


Selon lui, les faits se sont déroulés dans le centre de recrutement militaire de la ville d'Oust-Ilimsk. 

"LA DYNAMIQUE EST DANS LE CAMP DE L'UKRAINE"


"Il y a une dynamique et c'est bien pour cette raison que Poutine se sent acculé. (...) Il y a un mouvement en avant, de contre-attaque, qui ne peut pas continuer, notamment pour des raisons logistiques. La dynamique est dans le camp de l'Ukraine. La Russie est bousculée et recule, mais on ne sait pas jusqu'où", estime le général Vincent Desportes, invité d'Adrien Gindre sur LCI, lundi. "Une armée qui recule a beaucoup de mal à se rétablir. Poutine essaie d'entraîner la baisse du soutien à l'Ukraine et de faire croire à son peuple qu'il va passer d'une optique offensive à défensive."

JAPON 


"Le Japon est profondément préoccupé par la possibilité que des armes nucléaires soient utilisées lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie", a déclaré lundi Hirokazu Matsuno, secrétaire en chef du Cabinet. 


Dans le même temps, il a indiqué que 21 organisations russes, telles que des laboratoires scientifiques, avaient été ajoutées sur la liste des entités soumises à une interdiction d'exportation.

MOBILISATION 


Après les déboires successifs de l'armée russe en Ukraine, Vladimir Poutine a annoncé mercredi une mobilisation "partielle" des réservistes. Il avait affirmé que seules les personnes avec une expérience militaire ou des compétences "pertinentes" seraient appelées. Toutefois, plusieurs cas de personnes ayant dépassé l'âge de combattre, malades ou exemptées, ont suscité un tollé.

FUITE 


Dès qu'il a entendu le président russe Vladimir Poutine annoncer une "mobilisation partielle" pour la guerre en Ukraine, Alex, un ancien officier russe, a sauté dans sa voiture et roulé jusqu'en Finlande avec une seule valise. "J'ai été dans l'armée pendant huit ans [...] J'ai un rang d'officier. Je suis le premier menacé", a-t-il affirmé. 


"Je ne veux pas tuer mon peuple slave, mes frères, mes sœurs", a-t-il confié à l'AFP. "L'Ukraine est ma patrie. Et la Russie, c'est ma maison. En ce moment, ma maison tue ma patrie", ajoute-t-il. "J'ai un dégoût physique d'être en présence de nos citoyens russes qui soutiennent la guerre", lance-t-il encore. 


Né en Crimée, péninsule du sud de l'Ukraine annexée en 2014 par la Russie, Alex témoigne sans que son identité complète ne soit révélée, de peur des conséquences pour sa femme et sa fille qu'il a dû laisser en Russie. "Elles sont otages, si mon visage apparaît, elles risquent la prison", s'inquiète-t-il. 


Né avant la chute de l'URSS, Alex a eu pendant un temps un passeport ukrainien, mais il n'a pu garder sa double nationalité quand il a entamé sa carrière militaire.

REFUSER LE COMBAT

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PELERINS JUIFS


Des dizaines de milliers de juifs hassidiques se sont rassemblés dans la ville ukrainienne d'Ouman pour leur pèlerinage annuel, malgré les appels à renoncer à cause du conflit en cours, ont annoncé les autorités dimanche.


Chaque année, des pèlerins hassidiques viennent du monde entier à Ouman pour le nouvel an juif, Rosh Hashana, sur la tombe de Rabbi Nahman de Breslev (1772-1810), une des principales figures du hassidisme, un courant orthodoxe du judaïsme.


Même si Ouman, ville du centre de l'Ukraine, se trouve relativement loin des fronts où s'affrontent les armées ukrainienne et russe, les autorités ukrainiennes et israéliennes avaient exhorté les pèlerins à ne pas venir pour les célébrations prévues de dimanche à mardi cette année.

MENACES NUCLÉAIRES 


Les Etats-Unis ont demandé via des canaux privés à la Russie de mettre fin à son discours agitant la menace nucléaire dans la guerre en Ukraine, une arme dont l'utilisation aurait, prévient Washington, des conséquences "catastrophiques".


"Nous avons été très clairs avec les Russes, publiquement et en privé, pour qu'ils cessent de parler d'armes nucléaires", a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, dans un entretien à la chaîne CBS News diffusé dimanche.


"Il est très important que Moscou nous entende et sache que les conséquences seraient horribles. Et nous avons été très clairs à ce sujet", a souligné le secrétaire d'Etat. "Toute utilisation d'armes nucléaires aurait des effets catastrophiques pour le pays qui les utilise, bien sûr, mais aussi pour beaucoup d'autres".

Des milliers de Russes continuent d'affluer aux frontières, notamment en Géorgie, pour échapper à la mobilisation militaire annoncée par Vladimir Poutine. Ce dernier a par ailleurs renforcé les sanctions visant les personnes refusant de combattre, et cible les opposants, dont plusieurs ont reçu des convocations pour le front. Moscou a toutefois reconnu des "erreurs" dimanche dans la mobilisation. Plusieurs cas de personnes âgées et malades convoquées avaient suscité un tollé. 

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En Ukraine, les "référendums" d'annexion se poursuivent ce lundi, et jusqu'à mardi dans les régions occupées de Donetsk, Lougansk, Zaporijia et Kherson. Des opérations dénoncées comme des simulacres de vote par Kiev et les Occidentaux, mais que le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a justifiées devant l'Assemblée générale de l'ONU, décrivant des populations récupérant "la terre où leurs ancêtres ont vécu pendant des centaines d'années".


La rédaction de TF1info

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