DOCUMENT LCI - Guerre en Ukraine : avec les réfugiés qui ont fui l'occupation russe

par A. LG
Publié le 22 juin 2023 à 10h19, mis à jour le 22 juin 2023 à 12h12

Source : TF1 Info

À Zaporijia, une association propose un toit aux personnes contraintes de fuir leur maison à cause de l'occupation russe.
Ces dernières placent beaucoup d'espoir dans la contre-offensive ukrainienne pour rentrer chez elles.
En attendant, elles participent à l'effort de guerre, dans l'ombre, pour aider les militaires ukrainiens.

Contraints à l'exil, ils œuvrent, dans l'ombre, à l'effort de guerre. Originaires de Donetsk dans le Donbass ou encore de Melitopol, ville occupée par les Russes depuis le second jour de l’invasion, des Ukrainiens ayant été contraints d'abandonner leur maison se voient offrir un toit par une association, à Zaporijia, devenue refuge des exilés. Depuis le centre d'accueil où ils sont hébergés, ils tentent de venir en aide aux militaires ukrainiens. 

"Je refuse des propositions pour jouer dans les films, je n'ai pas de temps pour ça", explique Anatoli, un acteur exilé de la région de Donetsk, dans le reportage de nos envoyés spéciaux à retrouver en tête de cet article. "Nos gars sur le front ont besoin de ces filets pour les protéger", poursuit-il en travaillant à la confection de l'un d'eux, qui sera livré sur le front à quarante kilomètres de là quelques jours plus tard.

"Votre filet nous a sauvés"

Et leur aide semble précieuse pour l'aide militaire. "Les militaires nous ont dit : votre filet nous a sauvés", se réjouit Irina, fondatrice de l'association Patriot, qui accueille les réfugiés à Zaporijia. "Un drone survolait leur tranchée, leur stock de nourriture n'était pas camouflé, l'emplacement a tout de suite été bombardé. Si les soldats n'avaient pas mis le filet au-dessus de là où ils dormaient, ils seraient tous morts", poursuit-elle.

Tous placent beaucoup d'espoir dans la contre-offensive ukrainienne et attendent fébrilement que l’armée libère leur ville occupée par les Russes pour pouvoir rentrer. "Les Russes sont effrayés par la contre-offensive ukrainienne, c’est une de mes amies qui me l’a écrit de là-bas", nous glisse Alexandra, habitante exilée de Melitopol, soulignant que la concernée "a tout de suite effacé ce message" car "personne ne donne aucune information par téléphone.

À ses côtés, sa fille de 16 ans, Carina, s'impatiente de revoir sa famille mais ne veut pas revenir dans sa ville natale. "Tu es ici seule et tu dois penser à ton avenir et ton épanouissement parce que ça ne dépend que toi", explique-t-elle, ajoutant que "l'avenir de ton pays t'appartient".


A. LG

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