Guerre en Ukraine : Zelensky prêt à discuter avec Poutine du Donbass et de la Crimée

Publié le 22 mars 2022 à 10h57, mis à jour le 22 mars 2022 à 11h29

Source : Sujet JT LCI

Le président ukrainien s'est déclaré prêt à discuter de "tout ce qui contrarie et mécontente la Russie" avec son homologue russe, s'il accepte de négocier directement avec lui.
Cela comprend notamment les épineuses questions de la Crimée et du Donbass, mais avec des "garanties de sécurité" en préalable.

Des positions respectives qui se rapprochent ? Volodymyr Zelensky a déclaré mardi qu'il était prêt à rencontrer en personne Vladimir Poutine. Si le président russe accepte cette proposition, son homologue ukrainien est ouvert à discuter de tous les sujets et à trouver un "compromis" pour le Donbass et la Crimée pour "arrêter la guerre". "Je crois que la question de la Crimée et du Donbass est une histoire très difficile pour tout le monde", a-t-il admis. Toutefois, tout accord à ce sujet devra être ratifié par les Ukrainiens par référendum et être accompagné de garanties de sécurité pour son pays, a averti le chef d'État ukrainien. 

Des compromis possibles, pas une capitulation

Pour Volodymyr Zelensky, un tel sommet entre les deux dirigeants constitue l'unique solution pour mettre fin au conflit. "Je crois que, sans cette rencontre, il est impossible de comprendre pleinement ce à quoi ils (les Russes) sont prêts pour arrêter la guerre", a-t-il déclaré. "Pour trouver une issue, nous devons d'abord faire le premier pas vers des garanties de sécurité" et arrêter les hostilités, ajoute-t-il

"Au cours de la toute première rencontre avec le président de la Russie, je suis prêt à soulever ces questions, elles sont pertinentes, elles sont importantes pour nous", martèle l'ancien comédien, qui souhaite "essayer d'aborder tout ce qui contrarie et mécontente la Russie", y compris la question épineuse de l'Otan. "Nous l'avons tous déjà compris. Nous ne sommes pas acceptés (dans l'Otan), parce qu'ils (ses États membres) ont peur de la Russie. C'est tout. Et nous devons nous calmer et dire : OK, (il faudra) d'autres garanties de sécurité", met-il en avant. "Je suis prêt à tout, du moment que cela soit en accord avec notre peuple. En aucune façon, je ne souhaite diviser notre État", conclut-il. 

En revanche, le dirigeant ukrainien a rejeté toute forme de capitulation de son pays. Kiev ne peut "accepter aucun ultimatum de la Russie". "Je ne veux pas que l'Histoire fasse de nous des héros et une nation qui n'existe pas. Si la nation est détruite, il n'y aura plus de place pour l'héroïsme", assène-t-il, estimant que l'Ukraine serait "détruite" avant de se rendre. 

La Crimée a été annexée par la Russie en 2014, et le Donbass est une région de l'est de l'Ukraine où des séparatistes prorusses ont proclamé deux "républiques", uniquement reconnues par Moscou. Pour ce qui est de l'Otan, le Kremlin réclame une garantie que l'Ukraine ne rejoindra jamais l'organisation. 


Maxence GEVIN

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