La Russie a revendiqué "le succès" de sa récente offensive dans l'est de l'Ukraine, avec notamment la conquête de sept localités.
L'Ukraine doit recevoir une centaine de chars supplémentaires "dans les prochains mois" pour l'aider à repousser les forces russes.
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Alors que les combats se poursuivent depuis bientôt un an en Ukraine, le pays s'attend à une offensive russe d'ampleur dans les prochaines semaines. Pour l'aider à repousser l'armée de Moscou, Kiev doit bientôt recevoir une centaine de chars lourds de la part de trois pays européens.

Le "succès" de l'offensive russe. La Russie a revendiqué mardi le "succès" de sa récente offensive dans l'est de l'Ukraine. "Actuellement, les combats évoluent avec succès dans les zones" de Bakhmout et Vougledar, a affirmé le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, citant les récentes conquêtes de sept localités, dont Soledar. Il a aussi mis en garde l'Occident contre un accroissement de son aide militaire à l'Ukraine, qui pourrait selon lui "conduire à un niveau imprévisible d'escalade" du conflit.

Les pays européens renforcent leur aide militaire

Une centaine de chars en plus pour l'Ukraine. Justement, trois pays européens ont annoncé mardi la fourniture "dans les prochains mois" d'une centaine de chars lourds à l'armée ukrainienne pour l'aider à repousser les forces russes. "Au moins 100 chars Leopard 1 A5" seront livrés "dans les prochains mois", ont déclaré les ministres de la Défense de l'Allemagne, des Pays-Bas et du Danemark dans un communiqué commun. Le président Volodymyr Zelensky a "remercié" ces trois pays de "leur soutien pertinent", à l'issue d'un entretien avec le ministre allemand de la Défense, qui s'est déplacé en Ukraine mardi.

Un renforcement de l'aide française ? Le Sénat à majorité de droite a adopté très largement une résolution réaffirmant son "plein soutien à l'indépendance, à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine". Il "invite" également le gouvernement à "poursuivre et à renforcer, de manière significative, son soutien politique, économique, militaire, technique et humanitaire afin d’aider l’Ukraine à se défendre contre la guerre d’agression russe (...)" et l'appelle "en lien avec ses partenaires européens" à renforcer les livraisons d'armes. "C’est maintenant qu’il faut livrer les chars, les missiles, les défenses sol-air et les avions si nous voulons, comme le promettait le Président de la République lors de ses vœux, 'accompagner l’Ukraine jusqu’à la victoire finale'", a affirmé dans l'hémicycle Claude Malhuret, président du groupe des Indépendants à l'origine du texte. 

Les sportifs russes exclus des JO de Paris ?

Les États-Unis réaffirment leur soutien. De son côté, Joe Biden a assuré devant le Congrès américain que les États-Unis soutiendront l'Ukraine "aussi longtemps qu'il le faudra" face à l'invasion russe, faisant applaudir l'ambassadrice de Kiev, présente en tribune. "Elle ne représente pas seulement sa nation, mais le courage de son peuple", a déclaré le président américain à son attention. Avec l'Otan, les États-Unis "ont fait face à l'agression menée par Poutine et se sont tenus aux côtés du peuple ukrainien", a-t-il encore dit devant les parlementaires, près d'un an après le début de la guerre. Des mots "puissants" pour Volodymyr Zelensky qui a remercié sur Twitter les Etats-Unis pour leur "aide" et "solidarité". 

Les sportifs russes exclus des JO de Paris ? Alors qu'elle s'était dite favorable fin janvier à la participation des sportifs russes aux Jeux Olympiques de Paris de 2024 "sous une bannière neutre", la maire de Paris Anne Hidalgo est finalement opposée à leur présence "tant qu'il y a la guerre" en Ukraine, a précisé mardi son entourage. 

La bannière neutre, "ça n'existe pas vraiment", a estimé l'élue socialiste sur France Info, établissant un distinguo avec "des Russes dissidents qui veulent défiler sous une bannière de réfugiés".


E.R. avec AFP

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