Crainte d'une "guerre plus large", la Norvège promet des milliards... Le point sur la situation en Ukraine

par F.Se
Publié le 7 février 2023 à 7h55

Source : TF1 Info

Le secrétaire général de l'ONU s'inquiète d'une "guerre plus large".
La Norvège envisage une aide de 6,8 milliards d'euros.
En France, le Sénat examine un texte appelant au renforcement de l'aide à l'Ukraine.

Le monde se dirige "les yeux grands ouverts" vers "une guerre plus large", s'est alarmé lundi le secrétaire général de l'ONU devant l'Assemblée générale, alors que les "risques d'escalade" en Ukraine augmentent. Dans un discours particulièrement sombre présentant ses priorités pour 2023, Antonio Guterres a estimé que 2023 commence "avec, dans notre ligne de mire, une convergence de défis jamais vue de notre vivant". Tout en haut de cette liste, la guerre en Ukraine : "Les perspectives de paix ne cessent de se réduire. Les risques d'une escalade et d'un carnage supplémentaires ne cessent d'augmenter.

Redistribution de la manne gazière

Parfois accusée d'être un "profiteur de guerre" du fait de l'envolée de ses revenus gaziers, la Norvège envisage de redistribuer une partie de cette manne à l'Ukraine et à d'autres pays victimes des répercussions du conflit. Soixante-quinze milliards de couronnes, soit 6,8 milliards d'euros : c'est l'enveloppe que le prospère pays scandinave compte consacrer à l'Ukraine sur cinq 

ans (2023-2027), selon une proposition présentée par son gouvernement de centre gauche. Ayant supplanté la Russie en tant que principal fournisseur de gaz à l'Europe l'an dernier, la Norvège a en plus bénéficié de l'envolée des cours, qui ont atteint des niveaux record en août, à plus de 340 euros le MWh.  

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exprimé sa gratitude sur Twitter, saluant "une contribution significative à notre future victoire sur l'agresseur et à une reconstruction d'après-guerre réussie"

L'essentiel, c'est l'artillerie, les chars et la puissance aérienne
Igor Khonko, soldat ukrainien

Après de longues tergiversations par crainte de provoquer une aggravation du conflit, les Occidentaux ont finalement accepté d'envoyer des chars modernes à l'Ukraine, des Leopard de conception allemande, des Abrams américains et des Challenger britanniques. Une livraison de blindés que le président ukrainien a accueillie comme "une étape importante pour la victoire finale". Sur le front oriental, les soldats ukrainiens attendent plus d'obus et de chars, pour remplacer leur équipement datant de l'ère soviétique, souvent rouillés, et obligeant à des combats rapprochés. "Je vois cette guerre plutôt comme une guerre d'artillerie et d'armes lourdes, pas d'infanterie", a par exemple expliqué à l'AFP Igor Khonko, un jeune tireur de char de 26 ans, dans le Donbass. "Bien sûr, il y a des combats d'infanterie, mais l'essentiel, c'est l'artillerie, les chars et la puissance aérienne", estime le jeune homme. 

Renforcement de l'aide française

En France, le Sénat devrait voter ce mardi une proposition de résolution réaffirmant son soutien à l'Ukraine et appelant le gouvernement à renforcer l'aide fournie, "en particulier les livraisons d'armes". Ce texte sans valeur contraignante, proposé par le président du groupe Les Indépendants Claude Malhuret, a été inscrit à l'ordre du jour à la demande du président LR du Sénat Gérard Larcher. Par ce texte, le Sénat entend réaffirmer "son plein soutien à l’indépendance, à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l’Ukraine à l’intérieur de ses frontières reconnues au niveau international par le mémorandum de Budapest de 1994, confirmé par la Fédération de Russie en 2009"

Le remplacement du ministre ukrainien de la Défense, annoncé dimanche dans le sillage de scandales de corruption dans son entourage, n'aura finalement pas lieu cette semaine. "En attente de la nomination des dirigeants du ministère de l'Intérieur et des Services de sécurité de l'Ukraine. Les changements de personnel dans le secteur de la défense n'auront pas lieu cette semaine", a déclaré sur Telegram le député David Arakhamia, chef du groupe parlementaire présidentiel, corrigeant sa propre annonce de la veille. 


F.Se

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