Le président chinois entame la deuxième journée de sa visite en Russie.
De son côté, le Premier ministre japonais est attendu à Kiev.
La justice russe lance une enquête sur la CPI, qui vient d'émettre un mandat d'arrêt contre Vladimir Poutine.

Vladimir Poutine et Xi Jinping poursuivent leurs discussions au deuxième jour de la visite du président chinois en Russie. Les deux chefs d'État devraient aborder à nouveau le conflit en Ukraine, Pékin ayant proposé le mois dernier un plan de paix, mais aussi leur coopération au sens large et l'approfondissement de leurs liens économiques, avec la signature attendue de nouveaux accords. 

La visite d'État de trois jours du président chinois en Russie est une occasion pour Vladimir Poutine de s'afficher avec un allié de poids, alors qu'il est de plus en plus isolé en Occident et visé depuis la semaine dernière par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crime de guerre. 

Le Premier ministre japonais attendu par Zelensky

Le Premier ministre du Japon est quant à lui en route vers Kiev, pour une rencontre avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a fait savoir Tokyo. Fumio Kishida va "transmettre au président Zelensky son respect pour le courage et la persévérance du peuple ukrainien qui défend sa patrie sous son commandement, ainsi que la solidarité et le soutien infaillible à l'Ukraine du Japon et du G7", a déclaré la diplomatie nippone dans un communiqué. 

Fumio Kishida était le seul dirigeant membre du groupe à ne pas encore être allé à Kiev depuis le début du conflit le 24 février 2022. Il devient aussi le premier chef de gouvernement japonais à se rendre dans une zone de conflit depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Tokyo s'est joint aux sanctions occidentales contre la Russie et a annoncé en février une nouvelle aide de 5,1 milliards d'euros à l'Ukraine. Le Japon n'a cependant pas fourni d'aide militaire, sa Constitution le lui interdisant. 

La Russie a annoncé ce lundi l'ouverture d'une enquête pénale contre le procureur et trois juges de la Cour pénale internationale (CPI), après l'émission par cette juridiction d'un mandat d'arrêt visant Vladimir Poutine pour crime de guerre. Ces magistrats, dont le procureur de la CPI Karim Khan, "ont rendu des décisions illégales (visant à) arrêter le président de la Fédération de Russie et la commissaire aux droits des enfants", a indiqué le Comité d'enquête russe dans un communiqué. "Une enquête pénale a été ouverte", est-il précisé. 

Karim Khan, le procureur de la CPI, est ainsi visé aux motifs d'avoir "engagé des poursuites pénales à l'encontre d'une personne notoirement innocente, combinée à l'accusation illégale d'avoir commis un crime grave ou particulièrement grave", ainsi que de "préparer une attaque envers un représentant d'un État étranger". Vladimir Poutine est accusé par la CPI, basée à La Haye aux Pays-Bas, de crime de guerre pour la déportation de milliers d'enfants ukrainiens, depuis le déclenchement de l'offensive en février 2022. 


F.Se

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