Haut-Karabakh : Poutine dénonce les propos "incorrects" et "inacceptables" d'Emmanuel Macron

S.M avec AFP
Publié le 14 octobre 2022 à 11h18
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Source : JT 20h WE

Emmanuel Macron a accusé, mercredi, Moscou de chercher à déstabiliser le Caucase, en s'immisçant dans le conflit au Haut-Karabakh.
Ce vendredi, Poutine lui répond, dénonçant des propos "incorrects" et "inacceptables".
La Russie a déployé des militaires dans cette région en tension depuis trois décennies, mais la situation reste instable.

Vladimir Poutine a jugé, ce vendredi, que son homologue français ne comprenait pas le conflit entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan dans le Haut-Karabakh, après qu'Emmanuel Macron a accusé Moscou de chercher à déstabiliser le Caucase. "Je pense qu'il y a une absence de compréhension du déroulement du conflit dans ces déclarations, et visiblement, d'informations de la France sur la position des parties", a affirmé le dirigeant russe, lors d'un sommet de pays d'ex-URSS au Kazakhstan. 

Le maître du Kremlin a ajouté que les propos d'Emmanuel Macron étaient "incorrects" et "inacceptables", assurant qu'il reparlerait du sujet avec lui, "si l'occasion se présente". Lors d'une interview sur France 2 mercredi 12 octobre, le président français avait argué que "la Russie s'est immiscée dans ce conflit, elle a manifestement joué le jeu de l'Azerbaïdjan avec une complicité turque et elle est revenue là pour affaiblir l'Arménie". Le président qualifie l'attitude russe de "manœuvre de déstabilisation" dans le Caucase, afin de "créer le désordre pour tous nous affaiblir et nous diviser".

Une situation qui reste instable

L'Arménie, alliée de la Russie, et l'Azerbaïdjan, soutenu par la Turquie, se sont affrontés lors de deux guerres au cours des trois dernières décennies pour le contrôle du Haut-Karabakh, une enclave séparatiste à majorité arménienne. La dernière guerre, à l'automne 2020, a fait 6500 morts et s'est achevée sur un cessez-le-feu sous médiation de la Russie, qui a déployé sur place un contingent de soldats de maintien de la paix.

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Mais ces derniers mois, l'Union européenne et les États-Unis ont pris l'initiative dans les pourparlers pour négocier un traité de paix, alors que Moscou est empêtré dans son intervention militaire en Ukraine. Malgré ces tentatives de médiation occidentales, la situation reste instable. En septembre, au moins 286 personnes ont été tuées dans de nouveaux affrontements à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Vendredi, Vladimir Poutine a invité le Premier ministre arménien Nikol Pachinian et le président azerbaïdjanais Ilham Aliev à une nouvelle rencontre commune en Russie, sans fixer pour l'heure de date concrète.


S.M avec AFP

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