Crise migratoire à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne

"Il faut les aider" : sur LCI, l'appel de Bernard Kouchner pour les migrants à la frontière biélorusse

par Vincent MICHELON
Publié le 14 novembre 2021 à 9h34
JT Perso

Source : TF1 Info

CRISE EN EUROPE - Invité samedi de LCI, l'ancien ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a estimé que l'Union européenne devait porter assistance aux migrants bloqués à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne. Tout en dénonçant "le chantage odieux" du président biélorusse Alexandre Loukachenko.

"Est-ce qu'on peut aller jusqu'à les laisser mourir ?" L'ancien humanitaire et ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a lancé samedi, sur LCI, un vibrant appel à porter assistance aux migrants bloqués à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, otages d'un chantage du président biélorusse Alexandre Loukachenko. 

Alors que la situation a déjà fait plusieurs morts parmi ces migrants et que les températures glaciales font craindre le pire, Bernard Kouchner a appelé dans un premier temps à une aide humanitaire d'urgence. "D'abord, il ne faut pas qu'ils meurent", a-t-il martelé. "Donc il faut les aider. La première des choses est de tout faire pour que parviennent à ces migrants de la nourriture, des tentes. On ne va pas régler le problème de l'ouverture de la frontière polonaise aujourd'hui. Il faut d'abord penser à eux."

"S'apprêter à un bras de fer très douloureux"

Au-delà de cette situation d'urgence, Bernard Kouchner prédit "un bras de fer très douloureux" entre l'Union européenne et la Biélorussie, dont il dénonce "le chantage odieux". Il prévient toutefois : "Il faut être ferme, jusqu'à un certain point, parce que c'est au prix, éventuellement, de la vie de ces gens"

"Est-ce qu'on peut aller jusqu'à les laisser mourir ?" a-t-il ajouté. "Si la France et l'Allemagne le veulent, il faudra ouvrir la frontière polonaise." 

Pour Bernard Kouchner, l'Europe "n'a pas répondu, hélas, de façon unanime" sur les sujets liés aux migrants. "Depuis des années que ça dure, l’Europe n’a pas su se mettre d’accord. Les migrants frappaient à la porte des pays du Sud, les voilà maintenant qui frappent à la porte des pays du Nord. Cela les fera peut-être réagir un petit peu."


Vincent MICHELON

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