Invasion russe en Ukraine : Poutine s'obstine

"Ils vont le payer" : Joe Biden met en garde la Russie en cas d'attaque de l'Ukraine

La rédaction de LCI
Publié le 20 janvier 2022 à 8h38, mis à jour le 24 janvier 2022 à 11h33
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Source : JT 20h WE

TENSIONS - À deux jours d'un nouveau face-à-face diplomatique russo-américain, Joe Biden a choisi jeudi de menacer frontalement la Russie. En cas d'invasion de l'Ukraine, le président promet à Vladimir Poutine de "lourdes" pertes humaines.

Le ton est donné. Lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche jeudi, Joe Biden a mis en garde sur le fait que la situation "pourrait échapper à tout contrôle" si la Russie attaquait l'Ukraine. Peu après, la Maison Blanche a promis, dans un communiqué, une réponse "sévère" si jamais des troupes russes pénétraient en Ukraine.

"Si des forces militaires russes franchissent la frontière de l'Ukraine, cela constituera une nouvelle invasion" qui attirera "une réponse rapide, sévère et unie des États-Unis et de nos alliés", a indiqué sa porte-parole Jen Psaki.

La menace d'un "désastre pour la Russie"

Alors que, depuis Kiev, son secrétaire d'État Antony Blinken appelait Moscou à choisir la "voie pacifique" à deux jours d'un nouveau face-à-face diplomatique russo-américain, le président des États-Unis a soufflé le chaud et le froid mercredi lors d'une longue conférence de presse.

"Je pense qu'il ne veut toujours pas d'une guerre à grande échelle", a-t-il lancé au sujet de son homologue russe Vladimir Poutine. Pour autant, "il va tester l'Occident". "Je pense qu'il va rentrer" en Ukraine d'une manière ou d'une autre, "il va devoir faire quelque chose", a dit Joe Biden. "Si c'est une incursion mineure", les membres de l'Otan risquent de se diviser sur l'ampleur de la riposte, mais si les Russes "font ce dont ils sont capables avec les forces qu'ils ont massées à la frontière, ce sera un désastre pour la Russie", a-t-il insisté. La situation pourrait "échapper à tout contrôle", s'est-il alarmé.

"S'ils envahissent, ils vont le payer, ils ne pourront plus passer par les banques, ils ne pourront pas faire de transactions en dollars", a-t-il mis en garde, évoquant, outre ces sanctions sans précédent contre l'économie russe, le risque de "lourdes" pertes humaines sur le champ de bataille.

J'espère fortement que nous pourrons rester sur une voie diplomatique et pacifique.

Antony Blinken, secrétaire d'État américain

Après une série de pourparlers diplomatiques en Europe la semaine dernière, Moscou et Washington doivent tenter une nouvelle fois vendredi de désamorcer la menace d'un nouveau conflit en Ukraine lors d'un face-à-face à Genève entre Antony Blinken et son homologue russe Sergueï Lavrov.

Mais le chef de la diplomatie américaine a déjà prévenu qu'il ne satisferait pas, lors du rendez-vous en Suisse, la demande russe d'un engagement écrit sur ses exigences. Et parallèlement, les États-Unis ont annoncé une nouvelle aide "sécuritaire défensive" de 200 millions de dollars à l'Ukraine, s'ajoutant aux 450 millions d'assistances militaires déjà accordés.

"J'espère fortement que nous pourrons rester sur une voie diplomatique et pacifique, mais en fin de compte, ce sera la décision du président Poutine", a dit à Kiev Antony Blinken, qui a rencontré mercredi le président Volodymyr Zelensky et son chef de la diplomatie Dmytro Kouleba. Il a répété que certaines exigences russes étaient "clairement, absolument, vouées à l'échec", comme l'engagement formel à ne jamais élargir l'Otan à l'Ukraine.

La Russie a déployé des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne, laissant craindre une invasion. Tout en niant tout projet d'attaque, le Kremlin martèle qu'une désescalade passe par des garanties écrites sur sa sécurité. 


La rédaction de LCI

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