INFO TF1/LCI - Haïti : un Français enlevé dans la capitale par plusieurs hommes lourdement armés

Benoit Leroy, avec le service police-justice de TF1/LCI
Publié le 28 mai 2022 à 11h51, mis à jour le 28 mai 2022 à 20h29
JT Perso

Selon les informations de TF1/LCI, l'homme a été enlevé vendredi 27 mai à Port-au-Prince.
Consultant informatique, il se rendait régulièrement dans le pays insulaire.
Des Haïtiens auraient tenté d'empêcher le kidnapping, en vain.

Scène violente en Haïti. Un ressortissant français de 45 ans a été enlevé, ce vendredi 27 mai en fin d'après-midi, dans les rues de la capitale du pays francophone des Caraïbes. Selon une source policière interrogée par le service police-justice de TF1/LCI, les faits auraient eu lieu à 23h, heure de Paris, soit 17h en Haïti.

Samedi, le porte-parole de la police nationale d'Haïti a confirmé à l'AFP qu'un citoyen français avait été enlevé vendredi à Port-au-Prince. "La police est informée de l'enlèvement hier d'un ressortissant français", a annoncé Gary Desrosiers, sans fournir de détails sur l'identité de la victime.

D'après les premiers éléments, l'homme arrivait à l'entrée de son logement de Port-au-Prince, quand plusieurs hommes lourdement armés l'ont forcé à monter dans un véhicule. Dans un premier temps, quelques riverains ont tenté de freiner le véhicule. Une attitude qui a entraîné de violentes réactions chez les ravisseurs. Ces derniers ont ensuite pris la fuite, avec la victime, non sans percuter plusieurs véhicules.

La victime serait âgée de 45 ans, de sexe masculin et travaillerait en tant que consultant en informatique, selon la même source policière. Celle-ci indique que l'homme enlevé se rendait régulièrement en Haïti pour des raisons professionnelles. 

Ce n'est pas la première fois que des ressortissants français sont kidnappés dans les rues haïtiennes. En avril 2021, sept religieux catholiques dont deux Français avaient été enlevés près de la capitale. Au bout d'une quinzaine de jours, tous avaient été libérés. À cette occasion, l'archevêque de Port-au-Prince avait affirmé que l'île était gangrénée par l'insécurité et les enlèvements criminels. Quelques semaines plus tard, le président Jovenel Moïse avait été assassiné par "plusieurs mercenaires".


Benoit Leroy, avec le service police-justice de TF1/LCI

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