La police iranienne a annoncé qu'elle recourra à de la technologie "intelligente" dans les lieux publics.
Elle entend repérer les femmes qui violent le code vestimentaire imposé dans la République islamique.
Cette mise en garde intervient au moment où de plus en plus de femmes défient le port du voile.

Cette mise en garde intervient au moment où de plus en plus de femmes défient le code vestimentaire imposé dans la République islamique. La police iranienne a annoncé samedi qu'elle allait avoir recours à de la technologie "intelligente" dans les lieux publics pour repérer les femmes non voilées. 

"La police prendra des mesures pour identifier les contrevenantes en utilisant des outils et des caméras intelligents dans les places et les voies publiques", a indiqué la police dans un communiqué publié par les médias. Ensuite, la police "enverra les preuves et des messages d'avertissement aux femmes qui violent la loi sur le hijab" afin de "les informer des conséquences judiciaires en cas de récidive", ajoute-t-elle.

Avertissement avant présentation aux tribunaux

"A partir de samedi prochain, les personnes qui enlèveront leur voile seront identifiées à l'aide d'équipements intelligents", a déclaré le chef de la police iranienne, Ahmad-Reza Radan, lors d'une interview à la télévision d'Etat. "Les personnes qui ôtent leur hijab dans les lieux publics recevront d'abord un avertissement et seront ensuite présentées aux tribunaux", a prévenu M. Radan. 

Selon lui, les propriétaires de voitures recevront aussi un message de mise en garde si une passagère enfreint le code vestimentaire. Ils risquent la saisie de leur véhicule en cas de récidive, a-t-il encore ajouté. "La police ne tolérera aucun comportement individuel ou collectif, ni aucune action contraire à la loi", a prévenu la police dans un autre communiqué publié plus tôt, appelant les "citoyens à continuer à coopérer" avec la police.

Fin mars, le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei, avait averti que toutes les personnes qui enlèvent le voile seraient "punies". Cet avertissement intervient au moment où de plus en plus de femmes défient le port du voile, depuis le début des manifestations déclenchées par la mort en détention, le 16 septembre, de Mahsa Amini, arrêtée pour infraction au strict code vestimentaire imposé aux femmes dans la République islamique.

 A titre de repère, au total 75 pays dans le monde utiliseraient la reconnaissance faciale à des fin de surveillance.


A. LG

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