La télé iranienne diffuse les "aveux" de deux Français accusés d'espionnage, des "otages d'État" pour Paris

CQ
Publié le 6 octobre 2022 à 13h17
JT Perso

Source : TF1 Info

La télévision iranienne a diffusé ce qu'elle présente comme des "aveux" d'espionnage de deux Français.
Arrêtés en mai, cette enseignante et son mari sont depuis détenus dans le pays en "otages d'État", selon le Quai d'Orsay.

La télévision officielle iranienne a diffusé, ce jeudi 6 octobre, ce qu'elle présente comme des "aveux" d'espionnage de deux Français qui avaient été arrêtés en mai dernier. Une diffusion au moment où le pays est secoué par une vague de manifestations, déclenchées le 16 septembre par la mort de Mahsa Amini après son arrestation par la police des mœurs.

Dans cette vidéo diffusée par le site de la chaîne arabophone al-Alam, une jeune femme s'exprimant en français affirme s'appeler Cécile Kohler et être agent de renseignement opérationnel à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

Elle affirme qu'elle et son conjoint étaient en Iran "pour préparer les conditions de la révolution et du renversement du régime iranien" et devaient financer, entre autres, des grèves et des manifestations. Selon l'homme qui apparait à l'écran et qui s'exprime aussi en français, les objectifs de la DGSE sont de "faire pression sur le gouvernement" iranien.

Dans une déclaration, le Quai d'Orsay a dénoncé dans la foulée "une mise en scène indigne, révoltante, inacceptable et contraire au droit international", ainsi qu'une "mascarade" révélant "le mépris de la dignité humaine qui caractérise les autorités iraniennes". Pour le ministère des Affaires étrangères, ces deux Français sont considérés comme des "otages d'État".  L'arrestation de cette enseignante de région parisienne et de son époux, au cours d'un voyage pour raisons personnelles, avait été annoncé par Téhéran le 11 mai dernier. 

Selon le régime, ces ressortissants étaient "entrés dans le pays dans le but de déclencher le chaos et déstabiliser la société". Le Quai d'Orsay, lui, avait "condamné cette arrestation sans fondement" et réclamé leur "libération immédiate". Sollicité sur la diffusion de ces "aveux", le ministère des Affaires étrangères français n'était pas revenu vers nous pour le moment.


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