Iran : peine pour espionnage confirmée contre le Français Benjamin Brière

V. Fauroux
Publié le 28 juin 2022 à 19h52
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Une cour d'appel iranienne a confirmé la peine de 8 ans de prison contre le Français Benjamin Brière.
Ce dernier avait été condamné en janvier pour "espionnage" et "propagande" contre le régime.

Deux ans après son arrestation en Iran, une cour d'appel iranienne a tranché le sort du Français Benjamin Brière. Elle a confirmé la peine de huit ans de prison pour espionnage prononcée à son encontre, a-t-on appris ce mardi auprès de son avocat français Philippe Valent. "C'est affligeant et dramatique, le sort de Benjamin est instrumentalisé", a indiqué l'avocat à l'AFP, en soulignant que cela "intervient au moment où reprennent les négociations sur le nucléaire".

Une condamnation "inacceptable"

Âgé de 37 ans, Benjamin Brière a été condamné en janvier à huit ans et huit mois de prison pour "espionnage" et "propagande" contre le régime. Il avait fait appel. Le Français, qui s'est toujours présenté comme un touriste, avait été arrêté en mai 2020 pour avoir pris "des photographies de zones interdites" avec un drone de loisir dans un parc naturel. Sa sœur, Blandine Brière, avait récemment appelé Paris à "taper du poing sur la table". "Les autorités françaises sont pleinement mobilisées", avait assuré de son côté le Quai d'Orsay, réitérant que la condamnation de Benjamin Brière était "inacceptable".

"Nous demandons aux autorités françaises, américaines, britanniques, de faire de la libération des otages un préalable à la reprise des négociations" sur le nucléaire, a ajouté son avocat français. Ce dernier a précisé que, selon la motivation de la décision lue et traduite, la cour d'appel aurait considéré que Benjamin Brière serait un "agent au service d'un État ennemi".

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Trois autres ressortissants Français sont détenus actuellement en Iran. La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah a été condamnée en mai 2020 à cinq ans de prison pour atteintes à la sécurité nationale. Elle est aux arrêts domiciliaires depuis octobre 2020. Deux autres Français ont été arrêtés en mai, accusés par Téhéran d'être "entrés dans le pays dans le but de déclencher le chaos et déstabiliser la société" - des interpellations jugées "sans fondement" par Paris.


V. Fauroux

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