Israël : au moins 5 morts dans des attaques armées dans la banlieue de Tel-Aviv

C.A.
Publié le 29 mars 2022 à 21h08, mis à jour le 30 mars 2022 à 10h05
Israël : au moins 5 morts dans des attaques armées dans la banlieue de Tel-Aviv

Source : iStock

Un Palestinien a ouvert le feu dans la banlieue de Tel-Aviv, mardi soir, tuant au moins cinq personnes.
Deux Ukrainiens font partie des victimes.
L'assaillant a été abattu par la police.

Cinq personnes ont été tuées ce mardi soir dans des attaques armées dans la banlieue de la métropole israélienne Tel-Aviv, ont indiqué les secours. Celle-ci ont eu lieu aux alentours de 20h (locales) dans la ville ultra-orthodoxe de Benei Berak et à Ramat Gan. 

"Dans la rue HaShnaim, une personne a été retrouvée tuée dans une voiture et deux autres personnes ont été tuées sur un trottoir à proximité", indique le Jerusalem Post. Le journal ajoute qu'une autre personne a été retrouvée morte sur la perpendiculaire de la rue Hertzl et que la cinquième victime avait été évacuée vers l'hôpital Beilinson dans un état critique.

"Deux ressortissants ukrainiens de 23 et 32 ans" font partie des victimes, a précisé la police mercredi. Il s'agit d'ouvriers qui étaient assis devant un magasin. 

Des témoins ont fait état d'un homme circulant en voiture et ouvrant le feu sur des passants. La police israélienne a confirmé ces attaques et indiqué plus tard que l'assaillant avait été abattu par les forces de l'ordre qui quadrillaient ces secteurs. Elle n'a en revanche pas révélé son identité. Mais des médias locaux l'ont identifié comme Dia Hamarshah, un Palestinien ayant passé quatre ans dans les prisons israéliennes et originaire de Yaabad dans le nord de la Cisjordanie occupée. 

A Yaabad, des témoins ont indiqué à l'AFP que des hommes distribuaient dans la soirée des friandises en guise de "célébration" après les attaques. Le mouvement islamiste palestinien Hamas au pouvoir à Gaza, a affirmé dans un communiqué que "cette opération est une réponse naturelle aux crimes de l'occupation contre les droits de notre peuple et de notre terre et de nos lieux saints"

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a annoncé mardi soir réunir de hauts responsables sécuritaires pour faire le point sur la situation.

Troisième attaque de ce type en une semaine dans le pays

Dimanche à Hadera, dans le nord d'Israël, deux policiers israéliens ont été tués dans une fusillade revendiquée par l'organisation jihadiste État islamique (EI). L'une d'entre elle, âgée de 19 ans, était franco-israélienne. La police israélienne a identifié les assaillants qui ont été abattus comme des agents arabes israéliens de l'EI.

Le 22 mars, à Beersheva (sud), quatre Israéliens - deux hommes et deux femmes - avaient également été tués dans une attaque au couteau et à la voiture-bélier perpétré par un homme inspiré de l'idéologie du groupe EI. L'assaillant était un enseignant condamné en 2016 à quatre ans de prison pour avoir planifié de se rendre en Syrie afin de combattre au sein de l'EI et pour des prêches faisant son apologie.

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Ces attaques surviennent au moment où des rencontres se multiplient pour tenter d'atténuer les tensions à l'approche du ramadan, mois de jeûne musulman qui doit débuter en fin de semaine.

Le ministre de la Défense Benny Gantz s'est entretenu ce mardi avec le roi jordanien Abdallah II à Amman, avant une visite similaire mercredi du président israélien Isaac Herzog. Devant Benny Gantz, le roi a appelé "à lever tout obstacle à la prière des musulmans sur l'esplanade des Mosquées (à Jérusalem-Est) et à empêcher les provocations qui pourraient entraîner une escalade", a indiqué le palais royal. Selon un communiqué de ses services, le ministre de la Défense a discuté avec le roi des "mesures qu'Israël entend prendre en vue de garantir la liberté de prier à Jérusalem" et en Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, pendant le ramadan. Il a par ailleurs souligné "l'importance du maintien de la stabilité régionale et la nécessité de combattre le terrorisme".

En 2021, des heurts entre forces israéliennes et manifestants palestiniens pendant le ramadan à Jérusalem, notamment sur l'esplanade des Mosquées, avaient mené à une guerre meurtrière de 11 jours entre le Hamas, au pouvoir à Gaza, et l'armée israélienne.


C.A.

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