Israël-Palestine : cessez-le-feu après 11 jours de combat

Israël-Gaza : l'ONU lance une enquête sur les atteintes aux droits humains

J.V
Publié le 28 mai 2021 à 7h29
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Source : JT 20h WE

INTERNATIONAL - Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté une résolution actant notamment le lancement d'une enquête sur les atteintes aux droits humains commises dans les territoires palestiniens occupés et en Israël depuis avril.

L’ONU est passée à l’action après le conflit entre Israël et le Hamas, dont le cessez-le-feu a été conclu il y a une semaine. Jeudi, son Conseil des droits de l'homme, réuni lors d’une session extraordinaire, à la demande du Pakistan et des autorités palestiniennes, a acté le lancement d’une enquête internationale sur les atteintes aux droits humains commises dans les territoires palestiniens occupés et en Israël depuis avril, mais aussi sur les "causes profondes" des tensions.

Michelle Bachelet, la Haute-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, a notamment indiqué que les récentes frappes israéliennes sur Gaza peuvent constituer des crimes de guerre "s'il s'avère" que les civils ont été touchés "sans distinction". Elle a également souligné que les tirs de milliers de roquettes du mouvement islamiste palestinien Hamas "ne font pas de distinction entre les objets militaires et civils, et leur utilisation constitue donc une violation manifeste du droit humanitaire international".

Réactions contrastées entre Israël et le Hamas

Cette enquête, adoptée par le biais d’une résolution par 24 voix pour, 9 contre et 14 abstentions, a suscité la colère de Benjamin Netanyahu. Le Premier ministre israélien a immédiatement dénoncé une "décision honteuse" qui "encourage les terroristes dans le monde entier". De son côté, le Hamas, mouvement islamiste palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza, a "salué" la décision du Conseil des droits de l'homme, en y voyant "un pas en avant" dans le cadre de la protection des droits humains des Palestiniens.

La résolution ne concerne pas uniquement le récent conflit qui a duré onze jours. Le texte demande que la commission étudie "toutes les causes profondes des tensions récurrentes, de l'instabilité et de la prolongation du conflit, y compris la discrimination et la répression systématiques fondées sur l'appartenance nationale, ethnique, raciale ou religieuse"

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C'est la première fois que le Conseil des droits de l'homme met sur pied une commission d'enquête avec un mandat sans durée fixée à l'avance. Certains pays, comme la France, ont déploré que le mandat de la commission soit "trop large" et son objectif "trop indéterminé", mais la résolution a recueilli un large soutien auprès des pays africains et latino-américains.


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