Heurts à Jérusalem : les États-Unis se disent "profondément préoccupés"

Annick Berger
Publié le 16 avril 2022 à 7h21
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Source : TF1 Info

Les États-Unis se sont dits "profondément préoccupés par la violence à Jérusalem".
Plus de 150 Palestiniens ont été blessés vendredi lors d'affrontements avec des policiers israéliens sur l'esplanade des Mosquées.
Il s'agit des premiers sur ce lieu depuis le début du ramadan, sur fond de crainte d'un embrasement dans les Territoires palestinien.

Washington craint un nouvel embrasement. Les États-Unis se sont dits "profondément préoccupés par la violence à Jérusalem" après que plus de 150 Palestiniens ont été blessés vendredi 15 avril lors d'affrontements avec des policiers israéliens sur l'esplanade des Mosquées, dans la Ville sainte. "Nous appelons toutes les parties à la retenue, à éviter toute provocation par des paroles ou des actes et à préserver le statu quo historique sur l'esplanade des Mosquées/le Mont du Temple", a déclaré dans un communiqué le porte-parole du département d'État américain, Ned Price.

Ces violences sont les premières depuis  le début du ramadan, sur fond de crainte d'un embrasement dans les Territoires palestiniens. Selon un bilan du Croissant-Rouge palestinien en fin d'après-midi, "153 blessés palestiniens ont été transférés" dans des hôpitaux de Jérusalem et des "dizaines" d'autres traités sur le site.

Le spectre de 2021

Troisième lieu saint de l'islam, l'esplanade des Mosquées, nommée aussi Mont du Temple par les juifs, est située dans la Vieille ville à Jérusalem-Est, secteur occupé depuis 1967 par Israël et théâtre de nombreux affrontements violents entre policiers israéliens et manifestants palestiniens. Lors du ramadan en 2021, des manifestations nocturnes à Jérusalem et des heurts sur l'esplanade s'étaient mués en onze jours de guerre entre le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, et Israël.

Le Hamas, dont les capacités ont été affectées pendant cette guerre, "ne veut pas d'une nouvelle confrontation", estime Moukhaimer Abou Saada, professeur de sciences politiques à l'université Al-Azhar de Gaza. Le Jihad islamique, second mouvement islamiste palestinien, serait quant à lui plus enclin à une escalade avec Israël, indique une source sécuritaire israélienne sous couvert d'anonymat. 

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L'Union européenne, les États-Unis et la Ligue arabe ont fait part de leur inquiétude, le médiateur de l'ONU pour le Proche-Orient, Tor Wennesland, appelant "à une désescalade immédiate".


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