Italie : trois partis du gouvernement de Mario Draghi lui refusent la confiance au Sénat

Léa Prati avec AFP
Publié le 20 juillet 2022 à 23h06
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Source : Sujet TF1 Info

Le Premier ministre italien, Mario Draghi, a demandé, ce mercredi 20 juillet, un vote de confiance au Sénat italien.
Trois partis appartenant à la coalition de Mario Draghi ont annoncé leur non-participation à ce vote.
Cette absence de participation conduit de fait à la fin du gouvernement d'unité nationale de Drahi.

Nouvel acte dans le séisme politique qui se déroule depuis quelques jours à Rome. Trois partis appartenant à la coalition de Mario Draghi ont annoncé, ce mercredi 20 juillet, leur non-participation au vote de confiance demandé par le Premier ministre au Sénat italien. Après sa démission refusée, le président de la République, Sergio Mattarella, avait en effet demandé au Premier ministre de solliciter ce vote pour savoir si le gouvernement allait pouvoir continuer son travail jusqu'aux prochaines élections, au printemps 2023. 

Mario Draghi se retrouve ainsi privé du soutien de trois membres importants de sa coalition : Forza Italia, le parti de droite dirigé par l'ex-Premier ministre Silvio Berlusconi, la Ligue, la formation d'extrême droite du tribun populiste Matteo Salvini, et la formation populiste Mouvement 5 Etoiles (M5S). "Avec amertume mais la conscience tranquille, nous ne participerons pas au vote", a lancé Anna Maria Bernini, présidente du groupe Forza Italia. Cette absence de participation conduit de fait à la fin du gouvernement d'unité nationale de Draghi. 

Vers une démission de Mario Draghi

Du côté du centre-gauche en revanche, le Parti démocrate et Italia Viva ont annoncé voter la confiance, ainsi que Ensemble pour le Futur, le néo-parti du chef de la diplomatie, Luigi Di Maio, qui, avec une cinquantaine de parlementaires, a quitté le M5S fin juin. Ces désertions en masse devraient conduire à la démission de Mario Draghi, qui a affirmé à plusieurs reprises qu'il ne resterait à son poste que s'il conservait un large soutien, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Il est d'ailleurs attendu demain chez le chef de l'État, Sergio Mattarella. De leurs côtés, les citoyens italiens vont certainement être appelés à voter un nouveau gouvernement de manière anticipée début octobre, soit sept mois plus tôt que prévu.


Léa Prati avec AFP

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