Italie : avec Giorgia Meloni, l'extrême droite prend le pouvoir

"J’ai contesté l’attitude prédatrice" de la France : Meloni évoque son premier entretien avec Macron

par Marius BOCQUET
Publié le 2 novembre 2022 à 5h59
JT Perso

Source : JT 13h WE

La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, revient sur sa première rencontre avec Emmanuel Macron dans le dernier livre du journaliste italien Bruno Vespa, "La grande tempête".
La dirigeante d'extrême droite s'était entretenu pendant une heure avec le président français à l'abri des caméras, à Rome, le 23 octobre dernier.

Giorgia Meloni se confie sur son premier entretien avec Emmanuel Macron. Dans le dernier livre du journaliste italien Bruno Vespa, La grande tempête, la Première ministre italienne évoque sa relation avec Matteo Salvini, les tensions avec le président de Forza Italia, Silvio Berlusconi, ou encore la formation de son gouvernement. Un passage de l'interview de la dirigeante d'extrême droite est par ailleurs consacré à son entrevue avec le président français à Rome, le 23 octobre dernier. 

"Nous avons discuté pendant une heure en tête-à-tête sur la terrasse de l'hôtel Melia. Nous sommes des gens qui aimons tous les deux la franchise et nous avons parlé de tout avec la plus grande clarté, des choses qui nous unissent et de celles qui nous divisent", relate Giorgia Meloni, dont les propos ont été relayés par le quotidien italien La Repubblica. Jusqu'au bout, l'Élysée avait maintenu l'incertitude sur cet entretien, qui s'est tenu à l'abri des caméras dans le centre de la capitale italienne.

"Loyauté et franchise"

"J'ai illustré notre décision de défendre la marque made in Italy. J'ai contesté l'attitude prédatrice dont la France a fait preuve à certaines occasions, j'ai trouvé une parfaite communauté d'intentions dans la défense de la souveraineté alimentaire à laquelle la France est également très attachée", poursuit Giorgia Meloni. Selon Rome, l'entretien avait aussi porté sur la réponse à la flambée des prix de l'énergie au niveau européen, le soutien à l'Ukraine ou encore la gestion des flux migratoires.

"Libye, immigration, infrastructures. Je lui ai dit : 'cher Emmanuel, tu défends les intérêts français, je défends les intérêts italiens. Sur certaines choses, on s'entendra, sur d'autres on se brouillera. Mais la loyauté et la franchise ne peuvent qu'apporter des avantages dans nos relations'", a-t-elle enfin déclaré. L'Élysée avait de son côté rapporté qu'Emmanuel Macron avait "félicité la Première ministre" lors d'échanges "pragmatiques et constructifs", mais aussi "francs" à l'occasion de cet entretien.

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"En Européens, en pays voisins, en peuples amis, avec l’Italie nous devrons poursuivre tout le travail engagé. Réussir ensemble, avec dialogue et ambition, nous le devons à notre jeunesse et à nos peuples", a déclaré le chef de l'État français dans un tweet illustré d'une photo sur laquelle on le voit en discussion avec la dirigeante italienne. "On va juger un peu sur les actes", a prévenu son entourage, alors que Paris avait déjà mis en garde la gagnante des élections italiennes sur le respect de l'État de droit.


Marius BOCQUET

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