Japon : une fuite d'eau radioactive découverte à Fukushima, puis circonscrite

par A. Lo. avec AFP
Publié le 8 février 2024 à 11h08

Source : JT 20h Semaine

Une fuite d'eau radioactive a été découverte à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, dans le nord-est du Japon, ce 8 février.
L'opérateur a néanmoins assuré qu'aucune trace de contamination n'avait été détectée en dehors du site.
Elle a depuis été stoppée.

Une fuite détectée et aussitôt circonscrite. Ce jeudi 8 janvier, l'opérateur de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi a fait savoir qu'une fuite d'eau radioactive avait été découverte. 5,5 m³ d'eau, soit environ 5500 litres, se sont échappées avant son traitement par un système appelé ALPS, qui débarrasse les eaux récupérées sur le site de la plupart de leurs substances radioactives.

La fuite a néanmoins été stoppée dans la matinée, une vingtaine de minutes après sa découverte, par un ouvrier qui nettoyait des tuyaux d'échappement sur le site.

Pas de contamination détectée en dehors du site

L'eau qui s'est échappée pourrait contenir des isotopes radioactifs comme du césium 137 et du strontium 90, selon la porte-parole de l'opérateur Tepco, ajoutant que le groupe prévoyait de retirer le sol contaminé par la fuite. "Il n'y a pas eu de changement notable" dans les données de contrôle de la radioactivité aux alentours de la centrale, a-t-elle indiqué, signifiant qu'aucune contamination en dehors du site n'avait été détectée.

La centrale nucléaire de Fukushima Daiichi a été dévastée par le terrible tsunami de 2011 dans le nord-est du Japon. La décontamination et le démantèlement de la centrale doivent encore durer des décennies, la partie la plus difficile, car l'extraction du combustible fondu dans ses réacteurs endommagés n'a pas encore commencé.

Après le feu vert de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le Japon a commencé l'été dernier à rejeter très progressivement dans l'océan Pacifique plus de 1,3 million de m³ d'eau de la centrale après son traitement par le système ALPS. Le Japon et l'AIEA assurent que ce processus, qui doit durer jusqu'au début des années 2050, est sans danger pour l'environnement marin et la santé. La Chine et la Russie ont toutefois exprimé leurs vives inquiétudes et ont suspendu toutes leurs importations de produits de la mer japonais.


A. Lo. avec AFP

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