Ukraine : Kherson libéré, un tournant dans la guerre ?

Kherson libéré, les félicitations de Washington, un camouflet pour la Russie... le point sur la situation en Ukraine

A. Lo. avec AFP
Publié le 12 novembre 2022 à 8h35
JT Perso

Source : JT 20h WE

La libération de Kherson par l'Ukraine est déjà perçue comme un tournant dans cette guerre initiée par la Russie.
Pour autant, les autorités ukrainiennes rappellent que "la guerre continue".
Le point sur la situation de l'offensive russe en Ukraine, en ce 262e jour de conflit.

La guerre n'est pas finie, mais la libération de Kherson marque une victoire importante pour l'Ukraine. La reprise aux Russes de cette ville qui a été l'une des premières envahies au début de l'offensive en février, a été qualifié de "jour historique" par le président Volodymyr Zelensky. Retour sur les dernières informations liées au conflit, en ce 262e jour de guerre.

La joie des Ukrainiens après la reprise de Kherson

"Un jour historique". Le président Volodymyr Zelensky n'a pas manqué de saluer la reprise de Kherson, qualifiant cette date de "jour historique" vendredi soir dans son allocution quotidienne publiée sur les réseaux sociaux. L'occasion pour lui d'annoncer également que les forces spéciales ukrainiennes étaient déjà sur place.

"La guerre continue". Cela n'empêche que le conflit se poursuit, comme l'a rappelé le ministre des Affaires étrangères samedi. La première mission de l'armée ukrainienne devrait d'ailleurs de neutraliser les nombreuses mines laissées par l'armée russe qui occupait la ville depuis la mi-mars. 

Pour autant, la reprise de Kherson a aussi été fêtée. Une vidéo postée sur Telegram par Volodymyr Zelensky, présentée comme venant de la capitale régionale, montrait des militaires ukrainiens se disant de la "28e brigade" acclamés dans la nuit par une foule scandant "V-C-U", l'acronyme des forces armées ukrainiennes. Vendredi soir, sur l'emblématique place Maïdan de Kiev, des habitants de Kherson réfugiés depuis des mois dans la capitale, ont également fêté la nouvelle dans la liesse.

Un camouflet pour le Kremlin

Repli de l'armée russe. Plus tôt vendredi, le ministère russe de la Défense avait annoncé avoir achevé à 5h (heure de Moscou, 2h GMT) "le redéploiement" de ses unités de la rive droite (occidentale) du fleuve Dniepr, où se trouve la ville de Kherson, vers la rive gauche, assurant n'avoir subi aucune perte, ni abandonné de matériel militaire. Selon Moscou, "plus de 30.000" soldats russes et "près de 5000 unités d'armements et de véhicules militaires ont été retirés" de la rive occidentale du Dniepr.

Ce repli russe est le troisième d'ampleur depuis le début de l'invasion le 24 février, la Russie ayant dû renoncer au printemps à prendre Kiev face à la résistance acharnée des Ukrainiens, avant d'être chassée de la quasi-totalité de la région de Kharkiv (nord-est) en septembre.

 Un revers cinglant. Ce repli a d'ailleurs tout du camouflet pour le président russe, celui-ci ayant revendiqué fin septembre l'annexion de quatre régions ukrainiennes, dont celle de Kherson. Cette dernière, malgré le retrait, reste "un sujet de la Fédération de Russie", a affirmé vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "Il ne peut y avoir aucun changement", a-t-il ajouté, dans le premier commentaire de la présidence russe sur ce repli.

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Des félicitations internationales. Suite à cette avancée pour l'Ukraine, Washington a salué "une victoire extraordinaire", tandis que le président français s'est fendu d'un tweet. "Je salue le retour de Kherson à l’Ukraine, un pas important vers le plein rétablissement de ses droits souverains. La France restera aux côtés des Ukrainiennes et Ukrainiens", a écrit Emmanuel Macron

Un dialogue au G20 ? Sur la scène internationale, c'est surtout le prochain G20, sommet des puissances économiques mondiales, qui se prépare en Indonésie. Si Vladimir Poutine a renoncé à s'y rendre, la présidence française veut croire en la possibilité d'un dialogue. "Il y a un espace très clair au G20 pour porter un message de paix et demander à la Russie d'entrer dans la logique de désescalade", a affirmé un conseiller du président Macron. "Une très grande majorité au sein du club (du G20) considère que cette guerre est énorme et insupportable pour le reste du monde".


A. Lo. avec AFP

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