Ukraine : Kherson libéré, un tournant dans la guerre ?

Repli de l'armée russe à Kherson, nouvelle aide militaire pour Kiev… Le point sur la situation en Ukraine

M.C avec AFP
Publié le 11 novembre 2022 à 7h26
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Source : JT 20h Semaine

L'armée russe a annoncé jeudi avoir commencé à se replier dans la région de Kherson.
L'Ukraine va prochainement recevoir de nouvelles aides militaires de la part de l'Espagne et des États-Unis.
Les faits marquants de ces dernières 24 heures.

Déjà plus de huit mois depuis le début de l'invasion russe en Ukraine. Malgré ces nombreuses semaines de combat qui persistent, la tension est toujours palpable. Après s'être attaquées à plusieurs régions de l'Ukraine, les troupes russes ont finalement pris la décision de se replier dans la région de Kherson. On fait le point sur les faits de ces 24 dernières heures. 

Pas de Vladimir Poutine à Bali. Les 15 et 16 novembre prochain, le président russe ne se rendra pas au sommet du G20 à Bali, en Indonésie, a indiqué jeudi l'ambassade russe, mettant fin à plusieurs mois de flou sur les intentions de Poutine. "Je peux confirmer que (le ministre des Affaires étrangères) Sergueï Lavrov va diriger la délégation russe au G20. Le programme du président Poutine est encore en cours d'élaboration, il pourrait participer virtuellement", a déclaré Yulia Tomskaya, la cheffe du protocole de l'ambassade de Russie en Indonésie.

L'accord sur les céréales, dans toutes les têtes

Ça continue. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est entretenu, jeudi 10 novembre, avec le nouveau Premier ministre britannique, Rishi Sunak. Ils ont particulièrement échangé au sujet du soutien militaire du Royaume-Uni et se sont prononcés en faveur "de la poursuite de l'accord sur les céréales".

Erdogan a-t-il la confiance de Poutine ? Le président turc a expliqué, jeudi, avoir réussi à convaincre Vladimir Poutine de revenir dans l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes grâce à "la confiance et la solidarité" instaurées entre les deux chefs d'État. "Nous n'aurions pas pu faire ce pas, s'il n'y avait pas eu de confiance entre nous", a affirmé le président turc. "La confiance et le respect entre nous, nous encouragent à faire ce genre de pas. Ça a marché comme ça jusqu'à présent. La solidarité entre nous, dans des domaines comme l'énergie nucléaire, (...) les initiatives dans l'industrie de défense, nourrissent le respect entre nous", a-t-il expliqué. 

La ville de Kherson libérée ?

Les forces russes plient bagage. Jeudi 10 novembre, l'armée russe a annoncé avoir commencé à se replier dans la région de Kherson, cible d'une contre-offensive des forces de Kiev dans le sud de l'Ukraine, pour finalement se repositionner sur la rive orientale du fleuve Dniepr. "Des unités du contingent de troupes russes manœuvrent vers des positions aménagées sur la rive gauche du fleuve Dniepr, conformément au plan approuvé" la veille, a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

Kherson, une ville morte ? Malgré ce retrait des troupes russes, Mykhailo Podolyak, un conseiller du président ukrainien, a estimé sur Twitter que Moscou veut faire de Kherson, une "ville de la mort". Ce dernier a également affirmé que l'armée russe "mine tout ce qu'elle peut : appartements, égouts" et que "l'artillerie sur la rive gauche" du fleuve Dnipro "prévoit de transformer la ville en ruines". "Voilà à quoi ressemble le 'monde russe' : venir, voler, célébrer, tuer des 'témoins', laisser des ruines, et partir", a-t-il estimé sur les réseaux sociaux. 

De nouvelles armes pour l'Ukraine

L'Ukraine armée. Le jeudi 10 novembre, le gouvernement espagnol a annoncé que l'Espagne allait prochainement envoyer deux autres systèmes de défense aérienne "Hawk" à l'Ukraine. Ces armes s'ajoutent aux quatre lanceurs de missiles déjà envoyés par le gouvernement hispanique. "Deux lanceurs supplémentaires vont être envoyés, car c'est précisément" ce que l'Otan "nous a demandé" pour aider l'Ukraine, a déclaré la ministre de la Défense Margarita Robles lors d'un entretien avec la presse.

Les États-Unis rallongent. Le pays de Joe Biden prévoit d'envoyer une nouvelle aide militaire, avec notamment des missiles supplémentaires pour la défense antiaérienne de Kiev, pour une valeur totale d'environ 400 millions de dollars. Cette aide est composée de quatre systèmes antiaériens de courte portée Avenger, des systèmes mobiles montés sur des blindés légers ainsi qu'un nombre inconnu de missiles Stinger

Enfin, elle comprend également des missiles destinés aux systèmes d'ancienne génération Hawk, ainsi que des obus, des missiles pour les systèmes d'artillerie de précision Himars et des munitions diverses. En comptabilisant cette nouvelle tranche d'aide, l'assistance militaire des États-Unis à l'Ukraine depuis le début de l'offensive russe est estimée à 18,6 milliards de dollars. 

La Russie, éloignée du reste du monde

La Russie loin de l'UE. Désormais, les passeports russes délivrés dans les régions ukrainiennes annexées par la Russie et dans les régions séparatistes prorusses en Géorgie ne seront plus reconnus dans l'Union européenne. Une règle provenant d'un accord intervenu jeudi, entre le Parlement européen et les États membres.

De ce fait, tous les détenteurs de ces documents seront dans l'incapacité d'obtenir de visa ou entrer dans l'espace Schengen. "Cette décision est une réponse à l'agression militaire injustifiée de l'Ukraine par la Russie et à la pratique consistant à délivrer des passeports internationaux russes aux résidents des régions occupées", a indiqué le Conseil de l'UE dans un communiqué.

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Haro sur l'ère soviétique. Le gouvernement estonien a pris une décision radicale : un projet de loi prévoyant l'enlèvement des monuments soviétiques des espaces publics du pays, estimant qu'ils incitent à la haine dans le contexte de la guerre en Ukraine. En Lettonie, le Parlement a, de son côté, déjà adopté une loi prévoyant le retrait de toutes les plaques et statues soviétiques avant la mi-novembre.


M.C avec AFP

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