Taïwan a détecté, ce dimanche, 11 navires de guerre et 70 avions chinois autour de l'île, au deuxième jour des essais d'envergure menés par Pékin.
La Chine simule un "encerclement total" de l'île.
Les États-Unis appellent à la "retenue".

La tension monte au large des côtes de Taïwan. Au deuxième jour d'une vaste opération menée par la Chine pour simuler, en guise de "sérieux avertissement",  un "encerclement total" de l'île, les autorités de cette dernière ont détecté pas moins de 11 navires de guerre et 70 avions de combat et de bombardiers autour de leur territoire. 

Par ailleurs, la Chine a simulé des frappes contre des "cibles-clés" à Taïwan dimanche. Baptisée "Joint Sword", l'opération a été vivement dénoncée par Taïwan, tandis que les États-Unis ont appelé Pékin à la "retenue", assurant garder "ouverts" ses canaux de communication avec la Chine.

"Prendre le contrôle de la mer"

Ces manœuvres visent à établir les capacités chinoises à "prendre le contrôle de la mer, de l'espace aérien et de l'information (...) afin de créer une dissuasion et un encerclement total" de Taïwan, avait affirmé samedi la télévision d'État chinoise. 

Des destroyers, des vedettes rapides lance-missiles, des avions de chasse, des ravitailleurs et des brouilleurs sont notamment mobilisés selon Pékin, au cours de ces démonstrations qui doivent durer jusqu'à lundi. 

Elles ont été lancées après la rencontre mercredi en Californie de la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen avec le Speaker de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, à laquelle Pékin avait promis de réagir avec des mesures "fermes et énergiques"


V.M avec AFP

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