La Corée du Nord "prête à recevoir" Vladimir Poutine, "l'ami le plus proche du peuple coréen"

par N.K avec l'AFP
Publié le 21 janvier 2024 à 11h34

Source : TF1 Info

La Corée du Nord est prête à recevoir le président russe, rapporte l'agence de propagande du régime.
Le leader nord-coréen Kim Jong Un a rencontré Vladimir Poutine en septembre dernier, en Russie.
Le chef du Kremlin avait alors déjà accepté l'invitation de Pyongyang.

L'invitation a été lancée en septembre dernier, à l'issue d'une rencontre très commentée entre Vladimir Poutine et Kim Jong Un à Vostotchny, en Extrême-Orient russe. La ministre nord-coréenne des Affaires étrangères, Choe Son Hui, a affirmé que son pays était "prêt à recevoir" le président russe Vladimir Poutine, a rapporté dimanche l'agence officielle KCNA, dernier signe en date du rapprochement affiché entre Pyongyang et Moscou.

Vladimir Poutine visitera "prochainement" la Corée du Nord

Lors d'une visite à Moscou, la plus haute diplomate nord-coréenne a souligné que le chef du Kremlin, qu'elle a rencontré, était "l'ami le plus proche du peuple coréen", que Pyongyang recevra "avec la plus grande sincérité". En réponse, Vladimir Poutine a exprimé "sa volonté de visiter la République démocratique populaire de Corée (nom officiel de la Corée du Nord, NDLR) prochainement", précise le communiqué relayé par KCNA.

Selon ce même document, la Russie a transmis à la Corée du Nord ses "profonds remerciements (...) pour avoir apporté son soutien total et sa solidarité à la position du gouvernement et du peuple russes sur l'opération militaire spéciale en Ukraine", nom donné par Moscou à sa guerre menée depuis février 2022 dans le pays européen. 

"Continuer à faire avancer la tradition de l'amitié Russie-RPDC"

Pyongyang et Moscou ont récemment renforcé leurs liens, avec notamment une rare visite de cinq jours du leader nord-coréen  en Extrême-Orient russe en septembre dernier. Il s'agissait d'ailleurs du premier voyage à l'étranger de Kim Jong Un depuis le début de la pandémie de coronavirus, en 2020. Voyage qu'il a effectué, comme à son habitude, dans un train blindé

À l'issue de la rencontre entre Vladimir Poutine et son homologue nord-coréen, ce dernier avait déjà "invité avec courtoisie" le chef du Kremlin "à visiter la RPDC (République populaire démocratique de Corée, NDLR) quand cela lui conviendra", avait rapporté l'agence KCNA. Vladimir Poutine avait alors "accepté avec plaisir l'invitation et réaffirmé son invariable volonté de continuer à faire avancer l'histoire et la tradition de l'amitié Russie-RPDC", selon l'agence.

La crainte d'un potentiel accord d'armement

Des hauts représentants russes, dont les ministres de la Défense et des Affaires étrangères, ont visité la Corée du Nord en 2023, faisant craindre un potentiel accord d'armement. L'Occident accuse en tout cas Pyongyang et Moscou de travailler ensemble pour soutenir l'effort de guerre russe en Ukraine et certains pays tels les États-Unis affirment que la Corée du Nord livre des armes à la Russie. Moscou a de son côté affirmé en septembre dernier qu'"aucun accord" de livraison de matériel militaire n'avait été conclu avec Pyongyang.

En janvier, la Maison Blanche a accusé Pyongyang d'avoir envoyé des missiles balistiques et des lanceurs à la Russie, ce qu'elle a qualifié d'"importante et inquiétante escalade" dans l'aide nord-coréenne à Moscou. Des équipements qui auraient ensuite, selon Washington, servi à frapper l'Ukraine.

Séoul a de son côté accusé la Corée du Nord d'avoir fourni plus d'un million de munitions d'artillerie à la Russie en échange de renseignements et d'aide sur la technologie des satellites militaires. En novembre, le pays reclus est parvenu à mettre en orbite l'un de ces appareils espions, le satellite d'observation militaire "Malligyong-1", la Corée du Sud y voyant la main de Moscou. "Après le sommet" entre le président russe Vladimir Poutine et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un en septembre, "le Nord a fourni à Moscou le plan et les données concernant les premier et deuxième lancements de satellite. La Russie a à son tour analysé ces données et communiqué au Nord des retours", avait soutenu le député sud-coréen Yoo Sang-bum.


N.K avec l'AFP

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