Regain de tensions entre les deux Corées

La Corée du Nord promet une réponse "écrasante" aux exercices de Washington et Séoul

ER avec AFP
Publié le 7 novembre 2022 à 6h52
JT Perso

Source : TF1 Info

La Corée du Nord a menacé sa voisine du sud de nouvelles représailles, si les exercices aériens conjoints avec l'armée américaine continuent.
Il y a quelques jours, l'armée populaire coréenne de Pyongyang avait effectué des dizaines de tirs de missiles balistiques, plus proches que jamais de la frontière.

L’escalade ne cesse pas entre les deux Corées. La réponse sera "soutenue, ferme et écrasante", a promis la Corée du Nord lundi 7 novembre, en réponse aux exercices militaires conjoints américano-sud-coréens. Ces exercices interviennent simultanément à une série record de tirs de missiles de la part de la Corée du Nord dans la zone tampon entre les deux pays – des dizaines de tirs d’artilleries sur ces quatre derniers jours, dont l’un est tombé près des eaux territoriales du Sud. Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a dénoncé une "invasion territoriale de fait".

Ce nouvel avertissement de Pyongyang est une réponse à la poursuite de l'exercice "Vigilant Storm", les plus grandes manœuvres aériennes conjointes jamais menées par Séoul et Washington. Dans un communiqué, l'état-major de l'Armée populaire coréenne a affirmé que la Corée du Nord "continuera à répondre à tous les exercices de guerre anti-RPDC de l'ennemi par des mesures militaires pratiques soutenues, résolues et écrasantes", a rapporté l'agence officielle KCNA.

Une importante coopération militaire entre les USA et la Corée du Sud

L'état-major accuse la coalition sud-coréenne et américaine de "provocation destinée à faire monter intentionnellement la tension dans la région". Des centaines d'avions de guerre américains et sud-coréens - dont de puissants bombardiers lourds B-1B - ont participé aux exercices "Vigilant Storm" du 31 octobre au 5 novembre. C'était la première fois que des B-1B se rendaient dans la péninsule coréenne depuis décembre 2017. Selon la Corée du Sud, ces manœuvres étaient destinées à démontrer la "capacité et la préparation à répondre fermement à toute provocation de la Corée du Nord".

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Ces dernières suscitent depuis longtemps de vives réactions de la part de la Corée du Nord, qui les considère comme des répétitions générales à une invasion de son territoire ou à une tentative de renversement de son régime. Selon les analystes, les manœuvres aériennes inquiètent particulièrement Pyongyang, car ses forces aériennes sont un des points les plus faibles de son armée, manquant à la fois d'avions technologiquement avancés et de pilotes expérimentés.

La perspective d’un septième essai nucléaire

La Corée du Nord avait déjà révisé sa doctrine nucléaire en septembre, pour s'autoriser à mener des frappes préventives en cas de menace existentielle contre le régime de Kim Jong Un. Si le "système de commandement et de contrôle" nucléaire de la Corée du Nord est "mis en danger par une attaque de forces hostiles, une frappe nucléaire sera lancée automatiquement et immédiatement", précise la nouvelle doctrine. 

Séoul et Washington s'attendent à ce que Pyongyang effectue prochainement un essai nucléaire, qui serait le septième de son histoire et le premier depuis 2017.


ER avec AFP

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