La Grèce sort de la surveillance renforcée de Bruxelles, la fin "de 12 années de douleur"

Benoit Leroy (avec AFP)
Publié le 20 août 2022 à 14h57

Source : Sujet TF1 Info

Dans une adresse aux Grecs, le Premier ministre a qualifié cette nouvelle d'"historique".
En 2010, Athènes avait appelé à l'aide Bruxelles et le FMI alors que le gouvernement avait trouvé des caisses vides.
Depuis, une politique d'austérité a été imposée par la Commission européenne.

"Un jour historique pour la Grèce et les Grecs". Après douze longues années de surveillance renforcée par la Commission européenne, Athènes peut tourner la page de la terrible crise financière de 2010. "Un cycle de 12 ans qui a apporté de la douleur aux citoyens, fait stagner l'économie, et divisé la société se referme", a estimé samedi 20 août le Premier ministre conservateur Kyriakos Mitsotakis, dans une adresse à la Nation. "Un nouvel horizon clair de croissance, d'unité, de prospérité émerge pour tous", a-t-il ajouté. 

En 2010, le gouvernement grec s'est aperçu que ses caisses étaient vides et a fait appel à l'UE, à la Banque centrale européenne et au Fonds monétaire international. Depuis, trois plans de sauvetage de 289 milliards d’euros ont été mis en place par ces créanciers, qui ont alors exigé d'Athènes de prendre des mesures d'austérité visant à améliorer les finances publiques du pays et à faire rentrer de l'argent dans les caisses. Les retraites et les salaires ont ainsi été diminués, les impôts augmentés, les embauches dans le public gelées. Côté budget, les crédits des administrations, hôpitaux et de tous les organismes publics ont été amputés.  

"La Grèce d'aujourd'hui est une Grèce différente"

Le dernier programme s'est achevé en 2018, mais la Commission européenne a lancé un régime de surveillance renforcée de l'économie grecque pour vérifier la mise en place des réformes et la poursuite des privatisations. "La fin de la surveillance renforcée de la Grèce marque également la conclusion symbolique de la période la plus difficile que la zone euro ait connue", a souligné samedi dans un communiqué le commissaire européen à l'économie Paolo Gentiloni. "La Grèce d'aujourd'hui est une Grèce différente", a assuré le Premier ministre.

La Commission européenne s'attend à une croissance de 4% cette année pour la Grèce alors qu'en moyenne, dans la zone euro, elle devrait s'élever à 2,6%. Mais le taux de chômage du pays reste l'un des plus élevés parmi ses voisins, le salaire minimum est l'un des plus faibles et la dette de 180% du PIB reste un poids pour l'économie grecque.  


Benoit Leroy (avec AFP)

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