Migrants : l'UE évite la crise politique

La France demande à l'Italie d'accueillir le navire humanitaire Alan Kurdi et ses 125 migrants

La rédaction de LCI
Publié le 23 septembre 2020 à 16h07, mis à jour le 24 septembre 2020 à 6h18
La France demande à l'Italie d'accueillir le navire humanitaire Alan Kurdi et ses 125 migrants

Source : Joris GRAHL / sea-eye.org / AFP

MIGRANTS - Alors que le navire humanitaire Alan Kurdi fait route vers Marseille avec 125 migrants à son bord, le gouvernement français demande à l’Italie de le laisser accoster sur ses côtes.

Ils sont 125 migrants à bord du navire Alan Kurdi. Entre les eaux françaises et italiennes, ils n’ont pas de port prêt à les accueillir. Après avoir échoué à rejoindre les côtes italiennes mercredi, le navire faisait route pour la cité phocéenne. Le premier adjoint de la maire de Marseille, Benoît Payan disait que le port de la ville était ouvert au navire. Mais le gouvernement français, n’est pas du même avis. Il appelle l’Italie à accepter les 125 migrants.

"Nous avons toujours été au rendez-vous de la solidarité avec l'Italie depuis deux ans. Nous portons à ses côtés un mécanisme de solidarité pour la prise en charge des débarquements ; nous lui demandons donc de répondre favorablement à la demande faite par l'ONG d'accoster dans le port sûr le plus proche", a déclaré le ministère de l'Intérieur. Même discours du côté du porte-parole du gouvernement qui a refusé, implicitement, l’ancrage du navire en indiquant qu’il "doit être accueilli dans le port sûr le plus proche" et donc en Italie.

"Depuis le début de la crise migratoire, la France ne s'est jamais dérobée à ses responsabilités concernant l'accueil de personnes en détresse qui peuvent se présenter aux frontières de l'Europe", a ajouté Gabriel Attal, et "va continuer à prendre sa part dans cet accueil".

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Appel à un "nouveau Pacte migratoire"

"Ce nouvel épisode rappelle la nécessité pour l'Union européenne de se doter dans les meilleurs délais d'un nouveau Pacte migratoire, qui doit instaurer un mécanisme plus pérenne de responsabilité et de solidarité pour les sauvetages en mer", a réagi le ministère de l'Intérieur.

Ce pacte doit être présenté par la Commission européenne et soumis au vote des vingt-sept pays membres. Il propose de soulager les pays en première ligne de la crise migratoire, comme l’Italie ou Malte. Il devrait exempter de poursuites judiciaires, les navires des ONG qui viennent en aide aux migrants.


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