Frappes américaines en Syrie

Le chef du groupe État islamique en Syrie tué dans une frappe américaine

Annick Berger avec AFP
Publié le 12 juillet 2022 à 16h30, mis à jour le 12 juillet 2022 à 16h39
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Le Pentagone a annoncé, mardi, avoir tué le chef du groupe État islamique en Syrie.
Le leader djihadiste serait mort dans une frappe de drone.

C'est un nouveau coup porté à l'organisation État islamique (EI). Le Pentagone a annoncé, mardi, que le chef du groupe terroriste en Syrie avait été tué dans une frappe de drone américaine. Maher Al-Agal, présenté comme "l'un des cinq plus haut dirigeants" de l'EI, a été tué alors qu'il roulait à moto près de la ville de Jindires et son plus proche conseiller a été "gravement blessé", a précisé à l'AFP le porte-parole du Commandement central du Pentagone, le lieutenant-colonel Dave Eastburn.

Maher al-Agal était "chargé de poursuivre de façon agressive le développement des réseaux de l'EI hors d'Irak et de Syrie", et "l'élimination de ces dirigeants de l'EI va perturber les capacités de l'organisation terroriste à préparer et perpétrer des attentats dans le monde", a affirmé le porte-parole du Commandement central, le colonel Joe Buccino. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG disposant d'un vaste réseau de sources en Syrie, a confirmé la mort de Maher al-Agal dans une frappe de drone.

Présence clandestine

La mort de Maher  al-Agal, dont on sait peu de choses, mais qui était présenté par l'OSDH comme "le gouverneur pour le Levant" de l'EI représente un nouveau revers pour l'organisation djihadiste qui a perdu son leader, en mars dernier. Le groupe avait alors confirmé la mort d'Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi, un peu plus d'un mois après l'annonce de son décès par les États-Unis dans une opération en Syrie. L'homme s'était fait exploser au cours d'une opération des forces spéciales américaines dans le nord-ouest de la Syrie, toujours contrôlé par les djihadistes. 

Par ailleurs, en juin, les forces américaines avaient réussi à capturer un chef de l'EI, présenté comme un "artificier" et l'un des principaux leaders du groupe en Syrie, lors d'une opération héliportée dans le nord du pays. Ces opérations des forces spéciales américaines, qui restent rares, permettent d'affaiblir un peu plus le groupe terroriste. Ce dernier avait conquis de nombreux territoires en Irak et en Syrie en 2014 avant de voir son "califat" autoproclamé être renversé sous le coup de plusieurs offensives dans les deux pays en 2017 et 2019. 

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Toutefois, selon un rapport de l'ONU publié en 2021, le groupe État islamique "maintient une présence clandestine en Irak et en Syrie et mène une insurrection soutenue de part et d'autre de la frontière entre les deux pays". Toujours selon le document, le groupe conserverait "en tout 10.000 combattants actifs". 


Annick Berger avec AFP

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