Le président taïwanais se dit favorable à un "compréhension mutuelle" avec Pékin.
Des propos tenus après une nouvelle tentative d'intimidation du régime chinois.

Moins d'une semaine après sa prise de fonction, le président de Taïwan a infléchi sa position, se disant prêt à œuvrer  à une "compréhension mutuelle" et à la "réconciliation" avec Pékin. Lors de son investiture lundi 20 mai, Lai Ching-te avait martelé que Taïwan et la Chine n'étaient "pas subordonnées l'une à l'autre".

Des manœuvres militaires de 48h

Ces propos ont alors été jugés séparatistes par Pékin, qui avait mené en réaction des manœuvres militaires et simulé une pluie de missiles autour de Taïwan pendant 48 heures, les jeudi 23 et vendredi 24 mai. Par conséquent, le président taïwanais a tenu à souligner que son discours d'investiture rappelait que "la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan (étaient) des éléments nécessaires à la sécurité et à la prospérité mondiales" et appelait "la Chine à assumer conjointement avec Taïwan l'importante responsabilité de la stabilité régionale".

"Je me réjouis également à l'idée de renforcer la compréhension mutuelle et la réconciliation grâce aux échanges et à la coopération avec la Chine (...) et de progresser vers une position de paix et de prospérité commune", a encore insisté Lai Ching-te. Élu en janvier avec 40,2 % des suffrages, l'homme de 64 ans a été investi sous le regard attentif de Pékin qui considère l'île comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas encore réussi à réunifier avec son territoire.


C.Q avec AFP

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