Annexions, mobilisation... Poutine choisit l'escalade

Les Européens approuvent des sanctions "massives" contre Moscou après l'invasion de l'Ukraine

V. F, avec AFP
Publié le 24 février 2022 à 22h42
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Source : JT 20h Semaine

Réunis en sommet à Bruxelles, les Vingt-Sept ont approuvé ce jeudi un nouveau train de sanctions contre la Russie.
Ces mesures ciblent notamment les secteurs de la finance, de l'énergie et des transports.

En réponse à son invasion de l'Ukraine, les Vingt-Sept ont approuvé ce jeudi soir de nouvelles sanctions contre la Russie, qui auront des "conséquences massives et sérieuses", selon leur déclaration. Approuvées au début de leur sommet à Bruxelles, "en coordination étroite avec les partenaires et alliés" de l'UE, ces mesures, les "plus sévères jamais mises en œuvre" par l'UE,  a 

promis la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, ciblent les secteurs de la finance, de l'énergie et des transports et couvriront également les biens à usage double (à la fois civil et militaire) et la délivrance de visas, énonce le texte, sans détailler les sanctions.

Le Belarus dans le viseur des 27

Les Européens prévoient par ailleurs d'élargir leur liste de personnes privées d'accès au territoire de l'UE et dont les avoirs seront gelés. "Ce document a été négocié en amont et adopté dès le début (du sommet). La réunion commence à peine, et la conversation se poursuit sur les modalités du soutien politique, économique et humanitaire à l'Ukraine", a précisé la présidence française.

Les chefs d'État et de gouvernement de l'UE veulent également "préparer et adopter de façon urgente des sanctions économiques et individuelles supplémentaires" contre le Belarus, accusé d'être impliqué dans l'invasion de l'Ukraine. Ce pays, un allié de Moscou qui partage une frontière avec l'Ukraine non loin de la capitale Kiev, accueille quelque 30.000 soldats russes sur son territoire, selon les États-Unis. Le Belarus est déjà sous le coup de sanctions européennes, à la suite de la répression d'un mouvement de contestation en 2020 et à un afflux de migrants que Minsk est accusé d'avoir orchestré aux frontières de l'UE en 2021.

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En revanche, selon plusieurs sources européennes et diplomatiques, les Vingt-sept ne sont pas d'accord à ce stade pour exclure la Russie du système de messagerie interbancaire Swift, un rouage essentiel de la finance mondiale - une mesure réclamée par Kiev, mais que certains États préfèrent réserver pour un train de sanctions ultérieur.


V. F, avec AFP

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