Les Irakiennes en colère après le meurtre d'une jeune youtubeuse, étranglée par son père

Publié le 5 février 2023 à 22h30
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Ce dimanche, quelques jours après le meurtre d'une jeune youtubeuse étranglée par son père, un rassemblement était organisé à Bagdad (Irak) par des militantes irakiennes, dimanche.
Elles demandent un cadre législatif plus strict contre les violences domestiques.
"Nous réclamons que le meurtrier de Tiba rende des comptes", pouvait-on lire sur les pancartes.

Des militantes irakiennes ont manifesté dimanche 5 février à Bagdad pour réclamer une loi contre les violences domestiques, quelques jours après la mort d'une jeune youtubeuse étranglée par son père, un drame qui a suscité l'émoi à travers tout le pays, notamment chez les femmes. 

Nous sommes venues protester contre le meurtre de Tiba et de toutes les autres avant elle

Une manifestante

Tiba al-Ali a été tuée fin janvier dans la province de Diwaniya (sud), avait annoncé vendredi le ministère de l'Intérieur, rapportant une tentative de médiation entre la jeune femme de 22 ans et ses proches pour résoudre un "différend familial". Le père s'est rendu à la police et a avoué le meurtre de sa fille. Empêchées dimanche par les forces de sécurité de s'approcher du Conseil suprême de la magistrature, une vingtaine de militantes s'étaient toutefois rassemblées sur une avenue menant au bâtiment, a constaté un journaliste de l'AFP. Leur appel a été relayé dans la foulée par la mission de l'ONU en Irak qui a appelé dans un communiqué le gouvernement irakien à "faire adopter une loi qui criminalise explicitement les violences sexistes".

"Arrêtez de tuer les femmes", "Nous réclamons que le meurtrier de Tiba rende des comptes", pouvait-on lire sur certaines pancartes. "Nous réclamons des lois pour protéger les femmes, notamment une loi contre les violences domestiques", a déclaré à l'AFP Rose Hamid, une manifestante de 22 ans. "Nous sommes venues protester contre le meurtre de Tiba et de toutes les autres avant elle. Qui sera la prochaine victime ?" "Nous poursuivrons notre mobilisation, en raison d'une augmentation des violences domestiques et des féminicides", a fustigé une manifestante.

En marge du rassemblement, Hanaa Edwar, militante des droits humains, a été reçue dimanche par un magistrat du Conseil suprême de la magistrature à qui elle a présenté les griefs des féministes. 

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Tiba al-Al vivait en Turquie depuis 2017 et était en visite en Irak lorsque son père l'a tuée, avait indiqué à l'AFP un responsable de sécurité à Diwaniya. Sur son compte YouTube, elle publiait des vidéos de son quotidien dans lesquelles apparaissait très souvent son fiancé et elle partageait son expérience après avoir subi des opérations de chirurgie esthétique.


La rédaction de TF1info

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