Les pays de l'UE ont accueilli moins de 10% des réfugiés annoncés, Bruxelles menace de sanctions

Matthieu Jublin
Publié le 2 mars 2017 à 20h33
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Source : Sujet JT LCI

ENGAGEMENTS - En septembre 2015, les pays de l'UE s'étaient engagés à accueillir en 2 ans 160.000 réfugiés arrivés en Grèce ou en Italie. À 6 mois de l'échéance, 13.500 demandeurs d'asile ont été "relocalisés", soit 8%. La Commission européenne prévient qu'elle "n'hésitera pas" à lancer des procédures d'infraction
contre les pays qui refusent de participer.

Après avoir favorisé jusqu'ici le dialogue pour "convaincre" les pays de l'Union européenne d'accueillir le quota de réfugiés auquel ils s'étaient engagés en septembre 2015, la Commission européenne a décidé de sévir. En théorie, d'ici septembre 2017, 160.000 demandeurs d'asile doivent être "relocalisés" depuis la Grèce et l'Italie, leur porte d'entrée en Europe. À l'heure actuelle, selon Bruxelles, seuls 13.500 d'entre-eux ont bénéficié du programme de relocalisation. L'exécutif européen menace donc de lancer des procédures d'infraction à l'encontre des pays réfractaires à l'accueil de réfugiés.

Parallèlement, la Commission européenne incite les pays de l'UE à agir fermement pour renvoyer les migrants économiques. "Il en va de notre devoir de pouvoir affirmer clairement, aux migrants, à nos partenaires dans les pays tiers et à nos concitoyens, que si des personnes ont besoin d'aide, nous les aiderons, sinon, elles doivent rentrer", a déclaré le vice-président de la Commission, Frans Timmermans.

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Ce plan de relocalisation concernant 160.000 réfugiés est destiné aux migrants ayant le plus de chances d'en obtenir le statut, c'est à dire principalement les Syriens et les Érythréens. La Hongrie, l'Autriche et la Pologne refusent pour l'instant de participer au plan. La République tchèque, la Bulgarie, la Croatie et la Slovaquie, quant à elles, "n'y prennent part que dans une mesure très limitée", selon la Commission.

Les quotas de réfugiés ont néanmoins été réduits, depuis la signature de l'accord entre la Turquie et l'UE, signé le 18 mars. Selon cet accord, les nouveaux migrants irréguliers - même les demandeurs d'asile - qui se rendent de Turquie vers la Grèce doivent être renvoyés vers la Turquie. En contrepartie, l’UE a accepté que pour chaque Syrien renvoyé des îles grecques en Turquie, un autre doit être réinstallé de la Turquie dans l’UE, dans la limite de soixante-douze mille places. C'est le principe du "un pour un".

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Matthieu Jublin

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