Le gouvernement britannique a présenté son plan d'indemnisation des milliers de victimes du scandale du sang contaminé.
La décision fait suite à un rapport accusant les autorités britanniques d'avoir dissimulé la vérité autour du vaste scandale.
L'affaire avait coûté la vie à 3 000 personnes entre 1970 et 1990 suite à des transfusions sanguines pratiquées avec des échantillons infectés par l'hépatite C et le VIH.

Le 21 mai, le gouvernement britannique a présenté son plan d'indemnisation des milliers de victimes du scandale du sang contaminé. Les premières prises en charge devraient être dédommagées d'ici à la fin de l'année 2024.

Cette décision fait suite à la publication lundi d'un rapport accablant des autorités dans ce scandale qui a fait 3.000 morts. Le Premier ministre Rishi Sunak a présenté des excuses officielles avant de promettre une "indemnisation complète" pour les victimes. "Quel que soit le coût" du dispositif d'indemnisation, "nous paierons", a-t-il affirmé selon l'AFP.

Un budget de 10 milliards de livres promis après sept ans d'enquête

Même si le montant total n'a pas été dévoilé, la presse britannique évoque une enveloppe de 10 milliards de livres (11,7 milliards d'euros). Il a par ailleurs été annoncé que le gouvernement procèderait à de nouveaux versements provisoires de 210.000 livres  (246 000 euros). 

Pour les personnes infectées, selon les cas, les compensations pourront aller de 35.500 à 2,7 millions de livres (41.500 à 3,2 millions d'euros).

L'affaire est considérée comme "la pire catastrophe médicale" de l'histoire du système public de santé britannique.

"L'ampleur de ce qui s'est produit est horrifiante", peut-on lire dans le rapport de plus de 2.500 pages dévoilé le 20 mai par l'ancien juge Brian Langstaff. Ce dernier conduit depuis 2018 une enquête publique ayant nécessité sept ans de travaux.

Le rapport accuse directement les autorités britanniques de santé ainsi que des politiques d'avoir dissimulé la vérité autour du scandale du sang contaminé. "La réponse des autorités en place n'a fait qu'aggraver les souffrances" des victimes, a affirmé Langstaff selon l'AFP. 

L'affaire a vu des milliers de personnes être infectées par le virus de l'hépatite C et le VIH après avoir reçu des transfusions sanguines. On compte près de 3 000 patients morts au Royaume-Uni entre les années 1970 et 1990.

Selon une analyse de la BBC, "jusqu'à 27 000 personnes ont été exposées à l'hépatite C après avoir reçu des transfusions sanguines dans les années 1970, 1980 et 1990". Toujours selon des documents consultés par le média, elles seraient environ 1 750 personnes à vivre avec une hépatite C non diagnostiquée après avoir reçu une transfusion de sang contaminé. 


Axel JUIN

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