Lieux de pouvoir pris d'assaut au Brésil : Jair Bolsornaro condamne du bout des lèvres

M.G
Publié le 9 janvier 2023 à 8h09, mis à jour le 9 janvier 2023 à 9h20

Source : TF1 Info

Des centaines de pro-Bolsonaro ont envahi des lieux clés de pouvoir au Brésil, ce dimanche 8 janvier.
Après plusieurs heures de chaos, les forces de l'ordre finalement repris le contrôle de la situation et arrêté plus de 200 personnes.
Actuellement à Miami, l'ancien président Jair Bolsonaro a condamné, sans réelle fermeté, ce coup de force.

À reculons. Alors que la démocratie brésilienne a été ébranlée dimanche par l'invasion de lieux de pouvoir brésilien - le palais présidentiel, la Cour suprême et le Congrès - par des centaines de manifestants, Jair Bolsonaro est resté relativement passif. Parti aux États-Unis quelques heures avant l'investiture de son successeur Lula, l'ancien président a condamné du bout des lèvres les agissements de ses partisans. "Les manifestations pacifiques, sous forme de loi, font partie de la démocratie. Cependant, les dégâts et les invasions de bâtiments publics comme cela s'est produit aujourd'hui, ainsi que celles pratiquées par la gauche en 2013 et 2017, sont contraires à la règle", affirme l'ex-chef d'État dans une série de tweets. 

J'ai toujours suivi la Constitution
Jair Bolsonaro

Pour autant, le dirigeant d'extrême droite rejette toute responsabilité personnelle dans cet accident, bien qu'il ait eu du mal à s'avouer vaincu après sa défaite à l'élection présidentielle. "Tout au long de mon mandat, j'ai toujours suivi la Constitution en respectant et en défendant les lois, la démocratie, la transparence et notre liberté sacrée", met-il en avant. "Je répudie les accusations, sans preuve, que m'attribue l'actuel chef de l'exécutif brésilien", ajoute-t-il.

Ce dimanche, des centaines de pro-Bolsonaro ont pris d'assaut des lieux stratégiques du pouvoir brésilien, les vandalisant au passage. Après plusieurs heures de flottement, la police a repris le contrôle de la situation. Les forces de l'ordre ont procédé à plusieurs dizaines d'arrestations.

"Nous allons tous les retrouver et ils seront tous punis", a déclaré le président Lula. "La démocratie garantit la liberté d’expression, mais elle exige aussi que les institutions soient respectées. Ce qu’ont fait ces vandales, ces fascistes fanatiques […] est sans précédent dans l’histoire de notre pays. Ceux qui ont financé (ces manifestations) vont payer pour ces actes irresponsables et antidémocratiques", a fustigé le chef de l'État, depuis Araraquara, dans l’État de São Paulo (sud-est).


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