LE WE 20H

VIDÉO - En Espagne, la traque des hélicoptères de la drogue

Léa Tintillier | Reportage J. Garrel, A. Esposito
Publié le 22 janvier 2022 à 20h52
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Source : TF1 Info

DROGUE - Après les sous-marins, les hélicoptères… Les narcotrafiquants ont de plus en plus de mal à transporter leurs cargaisons par la mer. Ils n’hésitent donc plus à passer par les airs. Quatre appareils ont déjà été saisis.

De jour comme de nuit, la traque ne s’arrête jamais au-dessus des côtes andalouses. La porte d’entrée en Europe du haschich produit au Maroc. À bord d’un hélicoptère, les forces anti-drogue espagnoles pourchassent les narcotrafiquants. "D’en haut, on contrôle absolument tout. Cet hélicoptère, c’est le meilleur modèle que nous ayons. Avec des radars dernier cri", affirme le pilote. 

Interceptés par ces appareils, les trafiquants ont de plus en plus de mal à transporter la drogue par la mer. Ils décident donc de passer, eux aussi, par les airs. Sur des images de la Guardia Civil, un hélicoptère vole de nuit, toutes lumières éteintes. Il est pourtant repéré par les gardes qui le prennent en chassent. Ce procédé se montre désormais courant en Andalousie. 

Dans le centre d’analyse et de lutte contre le trafic de drogue, une douzaine d’hommes travaillent en permanence et centralisent toutes les images et informations en lien avec le trafic dans la région. C’est ici que sont repérés les appareils. "Avec les hélicoptères, ils cherchent à rentrer dans les terres et à échapper à la grosse pression qu’on leur met sur la côte. Ils mettent environ deux heures à faire la traversée", explique Guillermo Alonso, porte-parole de la Guardia Civil. 

Un pilote est payé jusqu’à 40.000 euros pour un seul vol

Il y a quelques semaines, lors de l’opération "COPA-SUCRE", plus de deux tonnes de drogue ont été saisies et onze personnes arrêtées, dont plusieurs pilotes. "Un pilote peut toucher entre 30.000 et 40.000 euros pour un seul vol. Ceux que nous avons arrêtés étaient très expérimentés et l’un d’eux était Français", poursuit Guillermo Alonso. 

Après leurs vols, les appareils, quatre au total, étaient cachés dans des camions. "Vous voyez, cet hélicoptère est l’un des derniers qu’on a ramenés de l’opération. Il n’y a qu’un siège pour le pilote. Tout le reste a été vidé pour pouvoir transporter le plus de drogue possible. D’ailleurs, regardez, ils ont rajouté des caissons sur le côté. Ils peuvent transporter jusqu’à 200 kilos en un vol", montre Guillermo Alonso dans le reportage du 20 h de TF1 en tête de cet article. Une fois déchargée en rase campagne, la drogue devait être acheminée jusqu’en France. Neuf trafiquants sont encore recherchés des deux côtés des Pyrénées. 


Léa Tintillier | Reportage J. Garrel, A. Esposito

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