Mali : une centaine de civils tués, le gouvernement accuse les groupes djihadistes

Julien Moreau avec AFP
Publié le 20 juin 2022 à 23h04

Source : Sujet TF1 Info

132 civils ont été tués durant le week-end dans le centre du Mali.
Le gouvernement malien a attribué ces attaques aux groupes djihadistes qui sévissent dans le pays.
Selon des élus locaux, les pertes humaines seraient beaucoup plus nombreuses.

Trois villes du centre du Mali ont été victimes d’attaques attribuées à des djihadistes durant le week-end, a déclaré le gouvernement malien, ce lundi 20 juin. Selon les dernières estimations, 132 civils auraient perdu la vie dans les attaques perpétrées dans les villes de Diallassagou, Diaweli et Dessagou. 

Un communiqué du gouvernement fait "état de civils froidement tués par des combattants de la Katiba du Macina de Amadou Kouffa", une organisation affiliée à Al-Qaïda. 

Ils brûlent aussi des cases, des maisons, et volent du bétail
Un élu malien

La situation sur place donnait lieu à des informations contradictoires. "Ils brûlent aussi des cases, des maisons, et volent du bétail. C’est vraiment le sauve-qui-peut", a expliqué un élu malien joint par l’AFP et s'exprimant sous le couvert de l'anonymat pour des raisons de sécurité. Cet élu et un autre, qui a comme lui fui son village, ont indiqué que le décompte des morts se poursuivait lundi.

Nouhoum Togo, un élu de Bankass, principale localité du secteur, a fait état d'un nombre de victimes encore bien plus élevé que celui de 132 morts rendu public par le gouvernement. Nouhoum Togo a indiqué à l'AFP que la zone avait été le théâtre il y a deux semaines d'opérations de l'armée qui avaient donné lieu à des accrochages avec les jihadistes. Ces derniers seraient revenus à plusieurs dizaines à motos, ce vendredi 17 juin, selon lui, pour se venger contre les populations, a-t-il déclaré.

Le Mali est confronté depuis des mois à une succession de massacres de civils imputés aux jihadistes. Le pays est plongé dans une profonde crise sécuritaire, politique et humanitaire depuis le déclenchement d'insurrections indépendantistes et djihadistes en 2012.


Julien Moreau avec AFP

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