ENQUÊTE - Selon la presse mexicaine, les 43 étudiants disparus en septembre auraient été brûlés dans des bâtiments de l'armée ou appartenant à des entreprises privées.

L’affaire des 43 étudiants disparus dans l'Etat de Guerrero (sud) n’a pas encore livré tous ses secrets. Trois mois après le drame, des scientifiques de deux universités de Mexico enquêtent en effet sur une nouvelle hypothèse : les corps des étudiants auraient "probablement" été brûlés dans des crématoriums appartenant à l'armée ou à des entreprises privées.

L'armée aurait refusé de fournir des informations

Selon le quotidien mexicain La Jordana qui révèle l’information, les chercheurs auraient en leur possession des indices sérieux de "l'implication possible de l'armée dans la disparition forcée des élèves de l'école normale". Une piste déjà évoquée en décembre par des scientifiques mexicains , et corroborée par les témoignages des rescapés. Ceux-ci ont affirmé avoir vu des policiers fédéraux et des militaires à proximité des lieux où s’est joué l’enlèvement de leurs collègues, le 26 septembre. Toujours selon La Jordana, les chercheurs enquêteraient désormais sur les commandes de combustible des crématoriums de l'armée dans les jours qui ont suivi. L'armée aurait refusé de fournir ces informations.

Parallèlement aux avancées scientifiques, les interpellations se poursuivent. Dix policiers municipaux d'Iguala ont été arrêtés samedi dans le cadre de l'enquête, selon le quotidien mexicain Milenio. Ces nouvelles arrestations portent à 58 le nombre de policiers municipaux détenus à Iguala et dans la localité voisine de Cocula. Tous auraient participé à l’enlèvement des jeunes qui ont ensuite été livrés aux narcotrafiquants.

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Thomas GUIEN

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