Mort inexpliquée de 21 jeunes en Afrique du Sud : premières analyses sanguines non concluantes

Léa Prati avec AFP
Publié le 19 juillet 2022 à 17h46
Mort inexpliquée de 21 jeunes en Afrique du Sud : premières analyses sanguines non concluantes

Source : Phill Magakoe/AFP

Les analyses toxicologiques réalisées après le décès mystérieux de 21 jeunes, le 26 juin en Afrique du Sud, n'ont rien donné.
Ni alcool, ni monoxyde de carbone n'ont été retrouvés dans le sang des victimes à des doses létales.
Le propriétaire du bar doit comparaître le 19 août devant la justice.

Le mystère reste entier concernant le décès de 21 jeunes le 26 juin dernier, dans un bar informel d'East London situé au sud-est de l'Afrique du Sud. La publication des premières analyses toxicologiques n'a apporté aucune explication significative, ont annoncé mardi 19 juillet les autorités sud-africaines.

Les analyses réalisées par un laboratoire du Cap ont révélé la présence d'alcool dans le sang des victimes, mais pas à un taux mortel, a affirmé Litha Matiwane, du service de Santé de la province du Cap oriental. "Ce que nous avons déterminé comme taux d'alcoolémie, va de 0,50 à 2,60 grammes par litre de sang, ce qui ne permet pas de conclure à une toxicologie létale", a indiqué le médecin lors d'un point de presse télévisé depuis East London.

Concernant le monoxyde de carbone, les niveaux de saturation d'hémoglobine dans le sang vont de 3,3% à 21%, largement en dessous du seuil létal de 50%, a-t-il précisé. Le laboratoire a également découvert du méthanol dans le sang de toutes les victimes, mais des analyses complémentaires sont nécessaires pour en déterminer la quantité, a-t-il ajouté.

Le propriétaire va comparaitre le 19 août

Les 21 jeunes, âgés de 14 à 20 ans, avaient trouvé la mort dans des circonstances mystérieuses dans le bar Enyobeni du township de Scenery Park, à East London. 

La plupart des corps avaient été retrouvés le 26 juin dans le bar, sans blessure apparente, certains étaient décédés dans les heures suivantes à l'hôpital. Les autorités avaient écarté la possibilité d'une bousculade mortelle. Des survivants avaient évoqué une "odeur étouffante" et des témoignages avaient suggéré une intoxication ou un empoisonnement.

Le propriétaire de ce bar clandestin mais toléré, âgé de 52 ans, doit comparaitre le 19 août devant un tribunal pour y répondre d'accusation de vente d'alcool à des mineurs. Deux de ses employés, de 33 et 34 ans, ont déjà reçu une amende de 2000 rands (120 euros) pour le même motif, a indiqué la police sud-africaine. 


Léa Prati avec AFP

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