Joe Biden a assuré mardi qu'il avait déterminé la manière de riposter à l'attaque qui a récemment couté la vie à trois militaires américains au Moyen-Orient.
Il s'agira, selon toute vraisemblance, d'"actions multiples", selon le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby.

Une attaque qui ne restera pas sans conséquence. Après le décès de trois soldats américains lors d'une frappe de drone, dimanche 28 janvier en Jordanie, Joe Biden, qui fait face à une intense pression de ses adversaires républicains qui réclament une réponse extrêmement ferme, a assuré mardi qu'il avait décidé comment riposter. "Je les tiens (les Iraniens, ndlr) pour responsables dans la mesure où ils fournissent les armes aux gens qui ont fait ça", en l'occurrence les combattants ayant mené ces actions meurtrières, tout près de la frontière syrienne, a indiqué le président américain. Mais le chef d'État ne veut pas "d'une guerre plus étendue au Moyen-Orient", a-t-il ajouté. 

Vers une "réponse graduée" ?

Le démocrate de 81 ans n'a, pour l'heure, pas donné plus de détails. "Il est très possible que vous assistiez à une réponse graduée, pas une seule action mais potentiellement de multiples actions", a toutefois souligné le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, à bord de l'avion présidentiel. La veille, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, avait évoqué des représailles "à plusieurs niveaux, menées par étapes et étalées dans le temps"

À noter qu'avant de s'envoler pour la Floride, où il doit lever des fonds pour sa campagne, Joe Biden s'est entretenu avec les familles des trois soldats tués.

L'attaque au drone dimanche a visé une base logistique américaine située en plein désert jordanien, à la frontière avec l'Irak et la Syrie. Elle a fait trois morts et plusieurs dizaines de blessés, selon l'armée américaine. Trois soldats sont morts "parce que Joe-la-Crapule a enrichi, encouragé et renforcé les ennemis des États-Unis", a fustigé dans un communiqué mardi soir l'ancien président Donald Trump, ultra-favori pour décrocher l'investiture du parti républicain pour la prochaine présidentielle.


M.G avec AFP

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