La France a officiellement fermé, ce mardi 2 janvier, son ambassade au Niger "jusqu'à nouvel ordre".
Elle poursuivra ses activités depuis Paris.

Une mesure extrêmement rare. L'ambassade de France au Niger est désormais fermée "jusqu'à nouvel ordre". La France avait annoncé cette fermeture peu avant Noël, alors qu'elle n'était "plus en capacité de fonctionner normalement ni d'assurer ses missions", selon des sources diplomatiques. 

"Depuis cinq mois, notre ambassade subit de graves entraves rendant impossible l’exercice de ses missions : blocus autour de l’ambassade, restrictions des déplacements pour les agents et refoulement de tous les personnels diplomatiques qui devaient rejoindre le Niger, en violation évidente de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques", justifie dans un communiqué publié, ce mardi 2 janvier, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères français.   

Des relations exécrables depuis le coup d'État militaire

L'ambassade poursuivra ses activités depuis Paris.  "Elle maintiendra notamment un lien avec les ressortissants français présents sur place, et avec les ONG intervenant dans le secteur humanitaire, que nous continuons de financer, au bénéfice direct des populations les plus vulnérables", ajoute le Quai d'Orsay. "Les activités consulaires seront prises en charge par nos consulats dans la région", ajoute le ministère. 

Cette mesure avait été décidée en parallèle au retrait des derniers soldats français déployés au Niger dans le cadre de la lutte antiterroriste, qui ont quitté le pays le 22 décembre. Paris et Niamey entretiennent des relations exécrables depuis le coup d'État militaire en juillet dernier et le renversement du président Mohamed Bazoum.

Après le coup d'État du 26 juillet, les militaires au pouvoir avaient rapidement exigé le départ des soldats français - environ 1500 déployés pour lutter contre les djihadistes - et dénoncé plusieurs accords militaires conclus avec Paris.

Le régime militaire avait aussi prononcé fin août l'expulsion de l'ambassadeur de France Sylvain Itté. Celui-ci était resté près d'un mois coincé à l'intérieur de la représentation diplomatique avant de la quitter.

La France a compté jusqu'à 5500 militaires déployés dans le Sahel, avant d'en être chassée par des coups d'État successifs au Mali, au Burkina Faso et enfin au Niger.


C.S avec AFP

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