"Nous ferons payer ceux qui nous dérangent sur notre territoire" : Erdogan envisage une opération terrestre en Syrie

TG avec AFP
Publié le 21 novembre 2022 à 15h03

Source : Sujet TF1 Info

Le président turc a évoqué ce lundi une opération terrestre en Syrie.
Dimanche, des raids aériens se sont déroulés contre des positions kurdes.
Ankara attribue à ces derniers la responsabilité d'un attentat à Istanbul, le 13 novembre dernier.

La mise en garde de Recep Tayyip Erdogan. Le président turc a évoqué lundi le possible lancement d'une "opération terrestre" en Syrie. En cause ? Une série de raids aériens, qui a fait une trentaine de morts dimanche en Syrie, et qui a été déclenchée en représailles à l'attentat qui a tué six personnes le 13 novembre à Istanbul. Ce dernier avait été attribué par Ankara aux "terroristes" kurdes.

"Il n'est pas question que cette opération soit uniquement limitée à une opération aérienne", a déclaré le chef de l'Etat aux journalistes turcs qui l'accompagnaient au retour du Qatar, où il a assisté à l'ouverture de la Coupe du monde de football. "Nous avons déjà prévenu : nous ferons payer ceux qui nous dérangent sur notre territoire", a-t-il réaffirmé.

L'opération "griffe épée"

Dimanche soir et lundi matin des tirs de roquettes depuis la Syrie ont touché la frontière et le territoire turcs faisant, au total, trois morts et près d'une quinzaine de blessés. La Turquie a dans la foulée lancé une opération aérienne baptisée "Griffe Epée", dans le nord de l'Irak et de la Syrie voisine. Elle a visé des régions sous contrôle des forces kurdes syriennes et du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), accusées par Ankara de servir de bases à des "terroristes". 

Entre 2016 et 2019, la Turquie avait déjà mené trois opérations d'envergure dans le nord de la Syrie qui ciblaient les milices et organisations kurdes, prenant le contrôle de la ville d'Afrine dans le nord-ouest de la Syrie et poussant de nombreux civils à fuir.

S'agissant de l'opération "Griffe Epée" lancée dimanche contre le PKK et les Unités de Défense du Peuple (YPG), "elle a été menée par 70 avions et drones", a détaillé le président. "Ils se sont enfoncés de 140 km dans le nord de l'Irak et de 20 km dans le nord de la Syrie", a-t-il précisé.

Le PKK et les YPG sont considérés comme des mouvements terroristes par Ankara. Mais si les alliés occidentaux de la Turquie considèrent également le PKK comme "terroriste", les YPG ont été appuyées par les Etats-Unis et la France notamment dans la lutte contre les djihadistes du groupe Etat islamique qu'elles ont chassés de Kobané dans une bataille demeurée célèbre en 2015.


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