Annexions, mobilisation... Poutine choisit l'escalade

Nouvel appel téléphonique Macron-Poutine sur l'Ukraine : ce qu'ils se sont dit

Julien Vattaire avec AFP
Publié le 6 mars 2022 à 18h11, mis à jour le 6 mars 2022 à 21h51
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Source : TF1 Info

Dimanche, Emmanuel Macron et Vladimir Poutine ont échangé par téléphone pendant 1 heure 45.
Il s'agit du 4ᵉ appel entre les deux chefs d'État depuis le début de la guerre.
Le président russe a donné son accord pour un dialogue autour de la mise en sécurité des centrales nucléaires.

Ce dimanche 6 mars à la mi-journée, Emmanuel Macron s'est une nouvelle fois entretenu avec Vladimir Poutine. L'intervention militaire russe en Ukraine était au cœur de cet appel téléphonique, qui a eu lieu "à l'initiative" d'Emmanuel Macron, de "12h00 à 13h45", a précisé la présidence française dans un message à la presse. Durant cet échange, le maître du Kremlin a notamment assuré à son homologue français qu'il n'était "pas dans son intention" d'attaquer les centrales nucléaires ukrainiennes, dont celle de Tchernobyl. 

Emmanuel Macron : "L'armée qui attaque est l'armée russe"

Selon la présidence française, Vladimir Poutine a indiqué qu'il était "prêt à respecter les normes de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique, ndlr) pour la protection des centrales" et à prendre part à un dialogue avec l'AIEA et l'Ukraine pour que les installations soient mises en sécurité. Ce point a été abordé au téléphone par les deux chefs d'État à la suite du bombardement, le 4 mars, de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie, la plus grande d'Europe. 

Par ailleurs, Vladimir Poutine a "nié que son armée prenne des civils pour cibles", affirmant que "la responsabilité revenait aux Ukrainiens de laisser partir la population des villes encerclées". Face à ces dires, Emmanuel Macron lui a répondu que "l'armée qui attaque est l'armée russe" et n'avoir "pas de raison de croire que les armées ukrainiennes mettaient les civils en danger", selon l'Élysée. Emmanuel Macron a ainsi renouvelé son exigence "qu’une pause humanitaire soit observée de telle manière à protéger les civils."

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Vladimir Poutine, lui, a réitéré sa détermination à atteindre ses objectifs en Ukraine, "ce que le président russe appelle la 'dénazification' et la neutralisation de l'Ukraine", ainsi que la reconnaissance de l'indépendance de la Crimée et du Donbass, ont aussi indiqué les services d'Emmanuel Macron. Pour Paris, ces exigences sont "inacceptables pour les Ukrainiens", mais le président russe est bien décidé à les obtenir "soit par la négociation, soit par la guerre".  

L'Élysée a également confirmé que de nouvelles sanctions dirigées contre la Russie font actuellement l'objet d'échanges entre les partenaires européens. Par ailleurs, Emmanuel Macron recevra Antony Blinken, le secrétaire d'État américain, mardi en fin de journée, afin de voir comment les alliés peuvent "apporter le meilleur soutien possible à l’Ukraine et obtenir l’ouverture de négociations". 


Julien Vattaire avec AFP

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