Nouvelle-Zélande : la garde d'un bébé malade retirée à ses parents refusant du "sang vacciné"

TG avec AFP
Publié le 8 décembre 2022 à 11h13
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Les parents d'un bébé se sont opposés à une opération chirurgicale, redoutant qu'il ne reçoive du sang provenant de donneurs vaccinés contre le Covid-19.
La garde leur a été retirée temporairement.

Quand l'opposition au vaccin contre le Covid entraine la perte de son enfant. Un couple de Néo-zélandais, dont le bébé devait subir une opération chirurgicale destinée à lui sauver la vie, ont perdu temporairement la garde de ce dernier. L'enfant devait en effet recevoir du sang provenant de donneurs vaccinés contre le coronavirus, ce que les parents ont refusé.

La Haute Cour de justice d'Auckland a ordonné que "Baby W", âgé de six mois, soit placé sous tutelle partielle le temps de l'opération chirurgicale en urgence pour un problème cardiaque, appelé sténose valvulaire. Ses parents s'étaient opposés à cette intervention, exigeant que le sang qui pourrait être transfusé au bloc opératoire provienne de donneurs n'ayant reçu aucun vaccin à ARN messager contre le Covid-19. Le bébé est soigné dans un hôpital pour enfants d'Auckland.

Le bébé sous la "tutelle médicale de la cour"

"La question primordiale est de savoir si le traitement proposé est dans l'intérêt supérieur (du bébé)", a déclaré le tribunal dans un communiqué. Le bébé se trouve désormais sous la "tutelle médicale de la Cour" jusqu'à "la fin de son opération" et son rétablissement, au plus tard fin janvier. Les parents conservent l'autorité sur l'enfant sauf en matière de soins médicaux. Ils seront "informés à tout moment raisonnable de la nature du traitement prodigué à Baby W et de l'évolution de son état", selon le jugement. 

Les autorités sanitaires avaient rejeté la demande des parents qui exigeaient du "sang non vacciné", arguant qu'elle était peu pratique et inutile. Les hôpitaux ne séparent pas le sang donné par des personnes vaccinées de celui des non-vaccinés, aucune des deux catégories ne présentant plus de risques que l'autre.

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La famille, elle, affirme avoir des dizaines de donneurs non vaccinés en attente. "Il s'agit d'un cas vraiment inhabituel où les parents veulent un meilleur traitement pour leur enfant que celui proposé par l'Etat", avait déclaré en novembre Sue Grey, l'avocate des parents. "On en est là parce que nous avons un gouvernement et une banque du sang... (qui) ne veulent pas rendre ces services disponibles", selon elle.

Cette affaire a suscité une vive polémique dans le pays : à l'annonce de cette décision judiciaire, la militante antivaccins Liz Gunn a demandé aux quelques personnes venues soutenir la famille de faire pression auprès de la Première ministre Jacinda Ardern afin qu'elle revienne sur sa décision. Le porte-parole de l'agence de santé, Mike Shepherd, a affirmé qu'il s'agit "d'une situation difficile pour toutes les personnes impliquées".


TG avec AFP

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