Nucléaire iranien : un accord "encore possible" pour Emmanuel Macron

A Lo.
Publié le 23 juillet 2022 à 23h27
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Le chef de l'État français s'est entretenu samedi 23 juillet avec le président iranien Ebrahim Raïssi.
À la suite de cet échange, la présidence française a publié un communiqué dans lequel elle estime que la relance de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien "était encore possible".

Si les négociations sont suspendues, Emmanuel Macron croît "encore possible" une relance de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, à condition d'"intervenir dans les plus brefs délais". C'est ce que la présidence française a exprimé dans un communiqué publié à l'issue d'un entretien de près de deux heures samedi avec le président iranien.

Durant celui-ci, le chef de l'État français aurait "exprimé sa déception devant l’absence de progrès et insisté auprès du président Raïssi sur la nécessité de faire le choix clair de conclure l'accord et de revenir à la mise en œuvre de ses engagements nucléaires".

Des pourparlers au point mort depuis mars

Les pourparlers à Vienne entre l'Iran et les grandes puissances, dont Washington, pour relancer l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 sont au point mort depuis mars. Fin juin, le Qatar a organisé à Doha des pourparlers indirects entre l'Iran et les États-Unis - qui se sont désengagés de l'accord en 2018 - dans l'espoir de remettre le processus de Vienne sur les rails. Mais ces discussions ont été interrompues après deux jours sans aucune conclusion.

De son côté, la présidence iranienne a affirmé avoir "condamné les actions et les positions non constructives des États-Unis et des pays européens" dans le dossier nucléaire. La semaine dernière, un responsable iranien avait confirmé que Téhéran avait "la capacité technique de fabriquer une bombe nucléaire", tout en précisant dans la foulée que l'Iran n'avait toutefois "pas pris la décision d'(en) fabriquer". Le ministère des Affaires étrangères iranien avait également assuré qu'il n'y avait "aucun changement" dans sa politique nucléaire, se référant à une fatwa qui interdit les "armes de destruction massive".

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Durant cet entretien, selon l'Élysée, Emmanuel Macron a "réitéré sa profonde préoccupation concernant la situation des quatre ressortissants français détenus arbitrairement en Iran", demandant "leur libération immédiate". Il s'agit de Benjamin Brière, condamné à huit ans et huit mois d'emprisonnement pour espionnage, ce qu'il conteste, de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, condamnée en mai 2020 à cinq ans d'emprisonnement pour atteintes à la sécurité nationale, et de deux syndicalistes, détenus depuis le 11 mai alors qu'ils faisaient du tourisme et accusés d'"atteinte à la sûreté" du pays.


A Lo.

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