Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

"Partygate" au Royaume-Uni : accusé de mentir, Boris Johnson réfute en bloc

LC. avec AFP
Publié le 18 janvier 2022 à 18h20, mis à jour le 25 janvier 2022 à 12h23
JT Perso

Source : TF1 Info

QUI MENT ? - Le Premier ministre britannique Boris Johnson a "catégoriquement" nié mardi avoir été prévenu qu'une fête contraire aux règles anti-Covid serait organisée à Downing Street en mai 2020.

Englué dans le "Partygate", le Premier ministre britannique tente difficilement de s'en défaire. Ce mardi, à la presse, Boris Johnson a de nouveau démenti avoir été prévenu qu'une fête contraire aux règles anti-Covid serait organisée au Downing Street en mai 2020, comme l'en a accusé son ancien conseiller Dominic Cummings.

Niant être au courant de cette "booze party", le chef du gouvernement avait présenté la semaine dernière des excuses au Parlement après des révélations dans la presse sur sa présence à l'événement. Devant les députés, il avait affirmé avoir alors pensé qu'il s'agissait d'une simple réunion de travail. "Je peux vous dire catégoriquement que personne ne m'a dit qu'il s'agissait de quelque chose qui contrevenait aux règles anti-Covid, que ce n'était pas un événement de travail", avait-il déclaré.

Enquête interne

Faux, rétorque Dominic Cummings. Sur les réseaux sociaux, cet influent cerveau de la campagne victorieuse pour le Brexit accuse le chef du gouvernement d'avoir menti au Parlement. Il a également affirmé qu'il avait mis en garde Boris Johnson avant la tenue de cette fête, pour laquelle le secrétaire particulier du Premier ministre avait envoyé une centaine d'invitations.

"Le Premier ministre a été prévenu à propos de ces invitations, il savait que c'était un pot, il a menti au Parlement", tance-t-il sur son compte Twitter. Selon ce dernier, Boris Johnson avait balayé ses inquiétudes.

Déjà fragilisé par une multiplication des appels à la démission, même dans les rangs conservateurs, et des sondages désastreux, le chef conservateur joue gros. Tromper délibérément le Parlement peut lui coûter son poste, en vertu du code de conduite ministériel. Sous pression, il a réitéré ses excuses pour ses "mauvais jugements" ainsi que celles adressées par Downing Street à la reine Elizabeth II pour deux fêtes organisées à la veille des funérailles de son époux, le prince Philip.

Doit-il alors démissionner si un mensonge au Parlement est avéré ? "Le code ministériel est clair à ce propos", a répondu son ministre des Finances Rishi Sunak, perçu comme un potentiel candidat à sa succession. Il a toutefois dit "bien sûr" croire le Premier ministre, appuyant "pleinement" son appel à la "patience" en attendant les résultats de l'enquête interne. Cette dernière, menée par Sue Gray, haut fonctionnaire réputée pour son intégrité, doit révéler son rapport dans les jours qui viennent.

Selon les médias britanniques, Boris Johnson prévoit une série de mesures aux accents populistes surnommées "Opération os à ronger" pour sauver son poste et reconquérir sa base. L'une d'elles, le gel de la redevance de la BBC, annoncée lundi, a notamment suscité la controverse. 


LC. avec AFP

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