"Partygate", l'affaire qui menace Boris Johnson

"Partygate" : Boris Johnson va écoper d'une amende pour infractions aux règles anti-Covid

F.R
Publié le 12 avril 2022 à 20h59
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Plusieurs fêtes avaient été organisées à Downing Street, pendant le confinement.
Les révélations ont affaibli Boris Johnson, le plongeant dans une crise sans précédent.
Le Premier ministre s'est excusé mais a refusé de démissionner.

La conclusion du "Partygate" ? Downing Street a annoncé ce mardi 12 avril que le Premier ministre britannique Boris Johnson va être sanctionné par une amende pour des infractions aux règles anti-Covid lors de fêtes organisées dans les cercles du pouvoir en 2020 et 2021. Son ministre des Finances, Rishi Sunak, va également recevoir une amende. 

Le scandale, connu sous le nom de "Partygate", a ébranlé le gouvernement. Les Britanniques étaient à l'époque priés de réduire drastiquement leurs interactions sociales pour lutter contre la propagation du Covid-19. Au total, la police a émis plus de 50 amendes pour infractions aux règles anti-Covid dans cette affaire, sans préciser les noms des destinataires. 

Je veux maintenant continuer et remplir le mandat qui est le mien

Boris Johnson

L'opposition travailliste a immédiatement réagi en demandant le départ du chef du gouvernement et du ministre des Finances. "Boris Johnson et Rishi Sunak ont enfreint la loi et menti à plusieurs reprises aux Britanniques. Ils doivent tous les deux démissionner. Les conservateurs sont totalement inaptes à gouverner", a notamment tweeté le chef du Labour Keir Starmer.

Boris Johnson, qui avait fait son mea culpa devant les députés après la révélation du scandale, a renouvelé ses excuses, mais en excluant toute démission. "Laissez moi dire tout de suite que j'ai payé l'amende et que je présente une fois de plus mes excuses complètes", a-t-il déclaré à la télévision britannique, ajoutant, interrogé sur les appels à démissionner: "Je veux maintenant continuer et remplir le mandat qui est le mien".

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Le Premier ministre est toutefois sorti fragilisé de ce "Partygate" et a vu sa popularité s'éroder, lui qui était arrivé triomphalement au pouvoir en juillet 2019. Une majorité de Britanniques (57%) estime qu'il devrait démissionner, selon un sondage YouGov réalisé auprès de 2464 Britanniques après l'annonce de l'amende.


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